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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 18:57

Mon roman tous publics, "L'émeraude oubliée, l'évasion", sort le 27 août prochain. Pour le lancement de la version numérique, vous pouvez profiter d'une promotion : cliquez ici.

J'ai aussi préparé une vidéo de présentation sur Youtube. Suivez le lien. 

Le 31 août, je serais au salon du livre de Monclar de Quercy dans le tarn et garonne. Pour tous ceux qui désirent une dédicace, n'hésitez pas à venir me voir.

Que votre chemin soit empli de rêves.

Lina Carmen

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:04

"Reflets de miroir", mon recueil de nouvelles de science fiction est en promotion jusqu'au 21 février ! Offre à saisir.

 

cliquez ici pour l'acheter.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 14:54
Aujourd'hui, j'ai décidé de vous mettre un nouvel extrait de mon recueil de nouvelles de science fiction : "Reflets de miroir". Mais avant tout, pour ceux qui ne connaissent pas encore, voici ma vidéo de présentation :

 

 

Et voici l'extrait tiré de la dernière nouvelle : "Voyages parallèles"

 

"Enfin, la page de pub tira à sa fin et le générique de « A qui le tour ? » débuta. Miguel Davis accueillit son public avec des mimiques simiesques qui se voulaient chaleureuses et enthousiastes.

« Chers invités et chers téléspectateurs, bienvenue dans l’émission qui révèle les talents les plus inattendus ! Aujourd’hui, c’est au tour de Vera Fellings de nous dévoiler ses petits secrets ! Je vous demande de l’applaudir bien fort… »

Une jeune femme d’une vingtaine d’années fit son entrée sur la scène. Elle alla rejoindre Miguel qui s’était assis dans un magnifique sofa d’un rouge vif. Chacun de ses pas trahissait son élégante simplicité : chemise blanche sur jupe droite chocolat, cheveux auburn attachés en queue de cheval. Ses bijoux, d’une grande modestie, se composaient seulement de petits  pendentifs. Cette tenue faisait ressortir sa beauté naturelle qui n’avait nul besoin d’artifices pour se révéler.

A l’entrée de Vera, Mireille se redressa dans son fauteuil et approcha son visage de l’écran pour mieux la voir. Ses yeux pétillaient et un petit sourire éclaira son visage gras.

— Bonsoir mademoiselle Fellings !

— Bonsoir Miguel.

— Puis-je vous appeler Vera ?

— Bien entendu.

— Merci. Je vais tout d’abord faire votre présentation. Vous êtes la fille unique de Ryan Fellings, le grand producteur de films à sensations. Mais on ne vous a pas toujours appelée Vera Fellings, votre père vous avez donné un tout autre nom.

— Oui, mais Vera Fellings est le seul que je désire porter, dit-elle en fronçant les sourcils, irritée.

— Oui, oui, mais avez-vous un lien de parenté avec Vera Kops ?

Vera s’agita sur son siège et hésita avant de répondre :

— Je n’ai que son visage en commun.

— Exactement ! s’exclama Miguel. Vous avez eu une naissance très particulière. Découvrons ensemble le premier secret de Vera Fellings à travers ces quelques images ! 

Suivit un reportage qui retraçait la conception de Vera. L’interview du grand généticien, le docteur Bénoty, mettait en lumière sa naissance unique. Bébé éprouvette, elle avait été conçue selon l’image désirée par son père. Elle ressemblait, trait pour trait, à ce qu’il avait exigé. C’est là qu’intervenait le grand génie du docteur Bénoty (lui-même se qualifiait ainsi), qui surpassait toutes les réalisations de la conception in-vitro faites jusqu’alors. En effet, il avait travaillé au cœur de l’ADN de Vera pour lui donner la couleur des yeux, des cheveux et de la peau, ainsi que les traits du visage, les formes du corps, désirés par le papa. Ainsi, tous les parents suffisamment riches pouvaient commander leur bébé au docteur Bénoty qui se faisait un plaisir, pour une somme rondelette, de le faire ressembler à la grand-mère, la sœur, ou le grand-oncle. Depuis la création de sa petite entreprise, il avait quelques bébés en  préparation. Il profitait d’ailleurs de cette interview pour faire sa propre publicité. Ensuite, le journaliste interviewa le second médecin qui avait participé à l’élaboration du premier bébé sur commande. C’était le docteur Verhenteinsch, grand spécialiste dans plusieurs branches de la médecine, mais surtout dans celle de la croissance humaine. C’est ainsi qu’on apprit que Vera avait subi une croissance accélérée afin d’atteindre l’âge de seize ans en vingt-et-un mois ! Son enfance, simulée dans un monde virtuel, n’avait duré, en réalité, que dix-huit heures. Passage obligé, après son réveil, à l’âge de seize ans, afin qu’elle acquière les connaissances nécessaires à sa vie d’adulte. Peu de parents étaient intéressés par cet aspect du prodige Vera Kops. Par contre, l’armée avait déjà fait de nombreuses propositions au détenteur du secret de la croissance accélérée… Le docteur Verhenteinsch ne précisa pas s’il avait signé avec les militaires. Le premier reportage se termina sur ces quelques révélations.

Après un petit jingle, Miguel et Vera réapparurent.

— Eh bien Vera, voilà des révélations peu ordinaires ! Qu’est-ce que ça fait de ne pas avoir eu de vraie enfance ?

— Heu !… hésita-t-elle. Je n’étais pas venue pour parler de ça.

— Ne vous inquiétez pas miss Vera, nous allons bientôt aborder le sujet qui vous a fait accepter votre intervention dans mon émission. C’est d’ailleurs la révélation la plus spectaculaire de toute ma carrière. Ne m’en voulez pas si je garde le meilleur pour la fin. Peu d’entre nous ont essayé le monde virtuel. Dites-nous, est-ce aussi réel qu’on le dit ?

— Oui, je n’ai d’ailleurs pas réalisé de suite que cette enfance n’était que factice. C’est bizarre, car dans le virtuel on n’a pas besoin de dormir ni de manger. J’ai donc passé mon temps à apprendre. C’était plus une école virtuelle qu’une enfance virtuelle, répondit-elle, résignée.

— Très intéressant ! Peut-être qu’un jour cette technologie sera à la portée de tous et que nous pourrons faire de petits voyages comme celui-ci. Mais nous parlerons des voyages tout à l’heure. Nous arrivons au moment de l’émission où c’est moi qui ai un secret pour vous Vera !

— Vraiment ? De quoi s’agit-il ?

— De notre invité mystère ! Nous avons demandé à une personne de votre entourage de venir témoigner auprès de vous. C’est votre surprise de la soirée !

— Eh bien, j’espère que ce ne sera pas une mauvaise surprise, rétorqua Vera, intriguée.

— A vous d’en juger ! s’exclama Miguel en se levant et en se dirigeant vers le rideau. Mesdames et messieurs, veuillez accueillir notre second invité de la soirée, Ryan Fellings ! 

Sous un tonnerre d’applaudissements, Ryan Fellings salua l’assistance. C’était un homme d’âge mûr, les cheveux roux, les yeux d’un bleu limpide, vêtu d’un costume dernier cri vert amande qui s’approcha d’une Vera sidérée. Il l’enlaça afin de l’embrasser avec tendresse. Vera répondit par un petit sourire crispé. Une fois que tout le monde fut rassis, Miguel reprit son show d’une voix criarde :

— Eh oui Vera ! Votre cher papa, celui qui vous a imaginée et conçue, celui grâce auquel vous êtes là aujourd’hui ! N’est-ce pas une bonne surprise ?"
 
Reflets de miroir est à 1,60 euros (e-book) sur amazon : allez-y !      
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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 19:18

Voici le numéro 1 du Webzine Chrysalide où vous pouvez retrouver mon interview sur le thème de l'autoédition, à l'occasion de la publication de "Reflets de miroir" en livre numérique.

 

Bonne lecture !

 

Lina

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 23:00

Mon nouvel objectif : écrire un roman jeunesse afin de participer à un concours chez Gallimard. J'ai donc corrigé le premier chapitre de l'émeraude oubliée afin de l'adapter au 14-18 ans. Je suis ouverte à toutes critiques. Dites moi ce qui ne va pas. Merci !

 

(PS : Je ne comprends pas pourquoi, la suite est en noire, désolé si c'est moins lisible, mais impossible de le changer !!!)

 

 

Les nappes de brouillard encerclaient les immeubles de leurs bras blanchâtres. La lumière du soleil ne parvenait jamais jusqu’aux fondations de ces tours de bétons qui masquaient la couleur du ciel. C’était ainsi depuis plusieurs générations. Mornia, une ville terne et lugubre qui enfermait ses habitants d’un large et haut mur infranchissable. On apprenait dans les salles de classe que milles dangers couvaient au-dehors. Personne ne pouvait donner de détails, mais tous affirmait qu’une mort certaine les attendait au-delà des murailles. Yan savait tout cela mais il ne s’en préoccupait guère. Jeune collégien de quinze ans, il rêvait plutôt à la vie des habitants d’en-haut. Car les choses étaient organisées ainsi : les pauvres vivaient dans le « smog »des bas-fonds, un brouillard permanent, et les plus riches résidaient dans le confort luxueux des lointaines hauteurs.

 

Après les cours, il avait prit l’habitude de traîner dans une salle de jeu. Il y passait la majorité de ses soirées, dépensant ses maigres ressources dans des batailles virtuelles. Il y rencontra nombres de personnes, de tout âge, mais la plupart l’avaient amené à de mauvaises habitudes. Jusqu’à ce jour où… il fit la plus belle des rencontres.

 

Il venait de perdre son combat contre des ogres assoiffés de sang quand il entendit une voix derrière lui :

 

« Beurk, c’est écœurant. Ils ont vraiment misé sur le sang et les boyaux dans ce jeu. »

 

Yan leva les yeux vers la source de ces quelques mots. C’était une fille de son âge, emmitouflée dans une cape grise élimée. Face à son air étonné, elle ajouta :

 

— C’est assez réaliste, même si les ogres n’existent pas.

 

Et qu’est ce que tu en sais ? Il y en a sûrement au-delà des murailles.

 

— Tu crois à ces balivernes ?

 

Je crois que tout est possible, le bon comme le mauvais. Les ogres peuvent exister et qui sait ? Je pourrais devenir riche un jour !

 

—Ah ! Tu voudrais devenir riche…

 

— Et qui ne le voudrait pas ?

 

Elle ne répondit pas à cette dernière réflexion mais elle semblait perdue dans ses pensées. Yan en profita pour la dévisager avec assiduité. Il admira ses yeux d’un vert pétillant, sa peau blanche aux teintes rosées et son sourire aux lèvres garance… Son cœur chavira sous la contemplation de ce visage angélique.

 

Yan se leva et lui fit face. Petite et menue, elle lui arrivait juste aux épaules. Il la dominait malgré sa propre petite taille : 1 mètre 65.

 

Il lui sourit :

 

— Je m’appelle Yan.

 

— Moi c’est Sonia.

 

Un nouveau silence s’installa. Sonia prit le temps de l’observer. Les traits tirés, les yeux cernés, le teint malade, il faisait peine à voir. Les nombreuses heures devant l’écran avait eu raison de sa vigueur juvénile. A moins que ce ne soit l’atmosphère pollué qui peuplait les bas-fonds. Malgré tout, elle discerna dans ses yeux noisette une vitalité peu commune : son regard pétillait de rêves.

 

Elle sourit. Ce jeune garçon lui rappelait l’espoir qu’elle recherchait avidement. Elle eu soudain terriblement envie de le connaître.

 

—Toi aussi tu aimes les « Danny Dog » ? lui demanda-t-elle en lui désignant le collier qu’il portait à l’effigie du groupe de rock. 

 

Oui, eux au moins, ils font de la vraie musique. Ça déchire ! 

 

— D’accord avec toi. Le guitariste, Norman Sheppman est un génie !

 

Quand il attaque son solo, c’est mortel !

 

 

 

Yan ne pouvait s’empêcher de scruter le visage séraphique de Sonia. Gênée, elle commençait à rougir. Cet excès de couleur ne rendait sa contemplation que plus attrayante. 

 

—Tu veux faire un tour ? demanda Yan. 

 

— Où ça ? 

 

—On pourrait aller au « Chien hurlant ».

 

Le « Chien hurlant » ? C’est quoi ? questionna Sonia. 

 

— Tu connais pas le « Chien hurlant » ? Bon, d’accord, les groupes qui s’y produisent ne valent pas les « Danny Dog » mais eux, ils jouent que devant les friqués. Tu viens d’où ? 

 

Oh… je suis pas vraiment du coin. 

 

— Ouais, faut vraiment être de loin pour pas connaître le « Chien hurlant ». Tous les jeunes connaissent !

 

Sonia sentait bien qu’il attendait une explication. Mais elle ne le connaissait pas… Comment lui faire confiance ? Une partie d’elle, séduite par la désinvolture de Yan lui disait de tout lâcher, tandis que l’autre, plus raisonnable, lui ordonnait de se taire. Finalement, ce fut des circonstances extérieures qui lui dictèrent la conduite à tenir.

 

« Rend-les moi j’te dis ! J’les veux tou’d’suite ! »

 

Un homme à la mine patibulaire molestait l’un de ses congénères. Il le tenait d’une main et de l’autre, menaçait de le gifler. Irrité devant les jérémiades peu acceptables de sa victime, il extériorisa sa colère en le poussant violemment.

 

Il atterrit sur Sonia.

 

Dans un élan chevaleresque, Yan se précipita pour tenter de la rattraper. Trop Tard. Sonia s’étalait de tout son long sur le sol carrelé, le poids d’un corps lui coupant tout mouvement.

 

« Dégage de là toi ! »

 

Yan était furibond. Il empoigna le pauvre souffre-douleur pour le balancer un peu plus loin.

 

— Sa va ?

 

— Oui, merci.

 

Il aidait Sonia à se relever quand il aperçut un objet insolite.

 

— C’est quoi ça ? dit-il en ramassant un cylindre de la taille d’un crayon.

 

—C’est à moi ! s’écria Sonia en le lui arrachant des mains pour le ranger rapidement dans une poche en dessous de sa cape. 

 

J’ai déjà vu ça, déclara Yan. C’est une clé électronique. Comment t’as eu ça ? Seul les flics et les friqués en ont. Soit tu l’as volé, soit t’es une friqué. J’crois pas que les flics embauchent si jeune.  

 

Sonia était embarrassée. Elle n’aimait pas mentir et puis…Yan lui plaisait. Elle avait envie de lui faire confiance. Elle plongea son regard dans le sien, lui sourit et s’exclama : 

 

— Comme ballade, j’ai mieux à te proposer. Un endroit où t’as jamais mis les pieds. 

 

Un endroit où on ouvre les portes avec ta clé magique ? demanda Yan avec espoir. 

 

—Oui, murmura t-elle dans un souffle. 

 

Yan la suivit dans le dédale des rues jusqu’à un ascenseur. Ces derniers étaient beaucoup moins nombreux que les tramways qui transportaient la populace de façon horizontale.

 

Ils attendirent, à l’abri des regards, que les environs soient dégagés. Quand la voie fut libre, ils se précipitèrent sur la porte close. Sonia appuya sa clé sur le cercle métallique. Un bip précéda l’ouverture et ils s’y engouffrèrent.  L’engin s’éleva. La porte vitrée leur permettait d’apprécier le voyage.

 

Rapidement, ils dominèrent les vapeurs grises et entrevirent les balcons qui surplombaient le brouillard. Ils étaient déjà dans le domaine des riches. Ces résidences de grand standing étaient garnies de baies vitrées qui, le jour, laissaient entrer une flamboyante luminosité. Des ponts reliaient les immeubles entre eux et les Autoélectres, des voitures électriques, assuraient le transport.

 

Une fois sorti de l’ascenseur, Yan ne pu s’empêcher d’admirer la propreté et le silence des lieux. A cette heure de la nuit, peu de monde déambulaient sur les routes suspendus et ils purent circuler à pied sans aucunes difficultés. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Sonia l’avait emmené au plus haut d’une tour. Même les friqués n’avait pas le droit d’accéder aux toits des immeubles. Mais elle recelait d’ingéniosité pour trouver des accès aux lieux interdits. A croire qu’elle faisait ça toutes les nuits.

 

Ils dominaient toute la ville. Lorsqu’ils baissaient les yeux, ils avaient l’impression d’être suspendu au-dessus des nuages. Aucun son ni aucun visuel ne parvenaient du sol. A moins de s’y frotter, on ne pouvait soupçonner l’agitation qui s’y déroulait. Au loin, ils apercevaient les lumières des ponts et des routes. Mais au-delà, c’était le noir complet. 

 

« Dans quelques heures, le jour va se lever. Je te propose d’attendre. Il y a quelque chose que tu dois voir », lui proposa Sonia. 

 

Ils employèrent leur temps à faire connaissance. Sonia lui expliqua qu’elle habitait ici, dans le quartier des « friqués » comme les gens d’en bas les appelaient. Ceux d’en haut disaient, avec beaucoup d’arrogance, qu’ils étaient les intellectuels, les têtes pensantes de l’humanité et que sans eux, les gens d’en bas ne pourraient survivre. C’était l’ennuie qui l’avaient décidé à braver les interdits pour découvrir la vie d’en bas. Elle ne s’attendait pas à y rencontrer une telle misère…

 

Yan lui raconta combien il s’ennuyait lui aussi et qu’il espérait quelque chose de mieux…mais quoi ? Et où ? Peut-être ici, chez les friqués. Mais il n’y avait aucun moyen de gravir les échelons.

 

La fraîcheur de la nuit les surpris et Sonia étala sa cape sur les épaules de Yan pour se pelotonner contre lui. C’est ainsi qu’ils contemplèrent le lever du soleil.

 

Yan n’avait jamais vu le soleil et encore moins ce qui allait suivre… Ce fut une mosaïque de couleurs qui se déballa doucement à leurs yeux. Une boule orangée encerclée de rayons dorés émergea tout d’abord de la noirceur de l’horizon. Puis, une palette de jaune, de rose et de rouge éclatèrent successivement autour d’un soleil qui s’éclaircissait progressivement pour atteindre un jaune étincelant. Petit à petit, le luminaire resplendissant prenait de la hauteur tandis que les couleurs s’effaçaient pour laisser place à un bleu foncé qui vira délicatement vers un bleu plus tendre. Yan était stupéfié devant tant de beauté. Il n’avait jamais vu autant de couleurs de sa vie. Sonia l’observait du coin de l’œil, amusée devant son air béat.  Mais ce ne fut pas tout. Car lorsque le jour se fit plus clair, Yan vit au-delà du mur, au-delà des immeubles. C’était tout un monde qui s’ouvrait à son regard. Un monde où le vert était Roi. Un monde fait d’arbres, de buissons, d’arbustes, d’herbes, de fleurs… Ils n’en avaient qu’un aperçu lointain, mais ce tapis de verdure luisant sous un ciel coloré resta gravé dans leurs mémoires. A partir de ce jour, il n’espéra qu’une seule chose, atteindre cet océan émeraude.



De Lina Carmenlever-soleil.jpg

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 22:12

J'ai reçu les exemplaires de mon recueil de nouvelles de science fiction : "Reflets de miroir". Si vous désirez lire le résumé, cliquez par ici.

J'ai préparé mes petits colis avec quelques surprises pour les internautes. Bien entendu, je n'ai pas oublié la dédicace ! J'espère que vous passerez un excellent moment de lecture. N'hésitez pas à me donner vos critiques même si ça vous semble négatif. J'ai envie de connaître vos sentiments en lisant ces trois nouvelles. 

Demain matin, je file à la poste. Dites-moi vite si vous l'avez bien reçu !

 

Au plaisir

 

Lina Carmen P4230016.JPG

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 21:05

Pour vous donner un aperçu de mon recueil "Reflets de miroir", voici un extrait de la première nouvelle : "Parfaitement jolie".

 

Rania avait préparé toutes les tenues qu’elle devait enfiler entre les publicités. Tout d’abord, elles devaient toutes les cinq se présenter en maillot de bain. Elle portait un joli deux-pièces rouge qui révélait les courbes de son corps,  la peau  tendue sur les os. Les deux heures qui suivirent passèrent très vite. Rania eut à peine le temps de respirer. Elle courait entre la scène et sa loge pour se changer, revenant aux yeux de tous avec son plus beau sourire, identique à celui des quatre autres. Finalement, le dernier test arriva. Elles devaient toutes passer dans le contrôleur des normes afin de déterminer laquelle était la plus proche de la perfection. Cet ordinateur, très précis, savait mesurer chaque ligne de la peau au millimètre près. Il commençait par la longueur et la largeur des yeux, des sourcils, la longueur des cils, du nez, de la bouche, des lèvres, du menton, des oreilles, la forme du visage, la minceur des joues, la grandeur du front, la grosseur de la tête… Ensuite, il passait au corps. La longueur des bras, le tour de poitrine, de taille, des hanches, la longueur des jambes, le tour des fesses, des… Arrêtons-nous là, l’énumération devient fastidieuse. Une fois les mensurations effectuées, l’ordinateur fit un rapide calcul afin de définir quel corps était parfaitement aux normes. Rania arriva en tête, ses mesures étant parfaites. Elle se félicita silencieusement d’avoir choisi le docteur Maybon, grand chirurgien, pour ses opérations esthétiques. Maintenant, c’était au tour du jury, composé de membres  du ministère de l’esthétisme de prendre la décision finale. Mais tous savaient que le calcul des mensurations était l’épreuve la plus déterminante. Rania avait toutes ses chances.mannequin-top-trop-maigre.jpg(Cette photo illustre seulement cet article. Vous ne la retrouverez pas dans le recueil de nouvelles.)

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:46

P1060099.JPGBientôt, vous pourrez découvrir mon recueil de nouvelles de science fiction, intitulé "Reflets de miroir".

Il regroupe trois nouvelles autour du thème de l’apparence, de notre relation à notre corps ainsi que le regard que nous portons sur nous-mêmes. J'utilise ainsi la science fiction pour nous faire réfléchir sur la construction de notre identité.

Voici en quelques phrases le résumé de chaques nouvelles :

 

"Parfaitement jolie"

 

A Mira, le ministère de l’esthétisme règne en maître. Les adolescents sont bien obligés de travailler pour obtenir l’argent nécessaire à leur chirurgie esthétique. S’ouvriront alors pour eux les portes de l’université et du monde du travail. Bien entendu, tout le monde n’est pas prêt à se soumettre…

 

 

"Vera Kops, star malgrè elle"

 

Dans l’univers de Vera Kops, on veut aussi lui imposer un physique et un destin tout tracés. Deviendra-t-elle cette grande star désirée par son père ? Où suivra-t-elle sa propre voie ?

 

"Voyages parallèles"

 

Quant à Mireille Derroga, sa vie s’est arrêtée le jour où sa fille est décédée dans un accident. Boulimique, son corps reflète son état d’âme. Mais elle aura l’opportunité de se retrouver face à un « autre moi ». Une Mireille dont les décisions auront été bien différentes…

 

Ce recueil se présentera sous la forme d'une petite brochure que j'auto-édite, pour le plaisir de lire mes textes en A5 et surtout, celui d'être lu. Le prix sera de 8 euros pour le livre. Je ne connais pas encore le prix des frais de port. Je vais lancer l'impression quand j'aurais quelques réservations, afin de ne pas sortir une grosse somme d'un coup. Lorsque je serais prête, je prendrais donc vos réservations !

 

A trés bientôt pour la suite... 

 

Lina Carmen

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 22:08

livre.jpgQu'en pensez-vous, faut-il inventer des règles pour écrire un bon roman ? Croyez-vous que les plus grand best-seller ont été écrit grâce à une série de préceptes élaborés en secret par les écrivains les plus doués ? Secrets sauvegardés par une minorité, une élite.

Mais comment découvrir ce véritable trésor... Faut-il s'engager dans une véritable chasse à la Benjamin Gates ? Hum... une idée incongrue pour une parodie du roman d'aventure avec en fond un super écrivain que j'appellerai bien Johnny English mais c'est déjà pris.

 

STOP ! Fin de mon délire d'écrivaillon.

 

Plus sérieusement, je vous encourage à jeter un oeil sur cet article sur le sujet : "Faut-il suivre des régles d'écritures ?". 

 

N'oubliez pas de me donner votre avis !

 

A bientôt.

 

Lina

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 20:40

Venez lire le dernier conte de ma nièce, Mimi, sur notre blog jeunesse. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour l'encourager !

Suivez ce lien : http://jeunesselinacarmen.eklablog.com/?logout

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