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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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L'île du docteur Moreau est une oeuvre vraiment troublante. Autant vous dire que je n'ai pas aimé. La raison en est fort simple, on y parle de torturer des animaux. Je n'ai pas supporté !

 

Le docteur Moreau, maîtred'une île où les pires expériences sévissent, s'amuse à vivisecter des animaux afin de les humaniser. Il les charcute donc, afin de les transformer en humain. Il arrive même à trafiquer leurs cerveaux pour qu'ils puissent parler ! Ils se tiennent debout mais restent terriblement stupides.

 

Ces expériences ne semblent pas se faire sous anesthésie puisque l'animal qu'il vivisecte hurle de douleur toute la journée.

 

Le docteur Moreau tente une explication auprès du narrateur :

  

"—Tant que la souffrance qui se voit ou s'entend vous rendra malade, tant que vos propres souffrances vous mèneront, tant que la douleur sera la base de vos idées sur le mal, sur le péché, vous serez un animal, je vous le dis, pensant un peu moins obscurément ce qu'un animal ressent.(...) Un esprit réellement ouvert à ce que la science révèle doit se rendre compte que c'est fort peu de chose. Il se peut que, sauf dans cette petite planète, ce grain de poussière cosmique, invisible de la plus proche étoile, il se peut que nulle part ailleurs ne se rencontre ce qu'on appelle la souffrance. Les lois vers lesquelles nous nous acheminons en tâtonnant... D'ailleurs, même sur cette terre, même parmi tout ce qui vit, qu'est donc la douleur ?

En parlant, il tira de sa poche un petit canif, en ouvrit une lame, avança son fauteuil de façon que je puisse voir sa cuisse; puis, choisissant la place, il enfonça délibérément la lame dans sa chair et l'en retira.

— Vous aviez sans doute, déjà vu cela. On ne le sens pas plus qu'une piqûre d'épingle. Qu'en conclure ? La capacité de souffrir n'est pas nécessaire dans le muscle et ne s'y trouve pas; elle n'est nécessaire que dans la peau, et, dans la cuisse, à peine ici ou là se trouve t-il un point capable de sentir la douleur. La douleur n'est que notre conseiller médical intime pour nous avertir et nous stimuler. Toute chair vivante n'est pas douloureuse, non plus que les nerfs, ni même tous les nerfs sensoriels...etc."

 

Un vrai cinglé ce docteur Moreau ! En fait, si on agit avec compassion face à la douleur de quelqu'un, on n'est qu'un animal ! On ne devrait donc ressentir aucune souffrance, ni ne s'apitoyer sur la souffrance des autres, surtout pas un animal. Et voilà comment doivent raisonner les psychopathes. Totalement à l'envers...

 

Mais finalement, le docteur Moreau se fait tuer par l'une de ses créatures car il n'a pas vraiment réussi à les humaniser puisqu'elles redeviennent des bêtes.

 

Il s'était créé son petit royaume avec des créatures dignes des films d'horreur qui lui vouaient une crainte morbide, n'oubliant pas les souffrances qu'il leurs avait affligés.

 

Wells s'étend donc sur des considérations philosophiques, notamment sur la fin de la nouvelle, lorsque le narrateur revient à la vie civilisée. voici ce qu'il dit :

 

"On prétend que la peur est une maladie; quoiqu'il en soit, je peux certifier que, depuis plusieurs années maintenant, une inquiétude perpétuelle habite mon esprit, pareille à celle qu'un lionceau à demi dompté pourrait ressentir. Mon trouble prend une forme des plus étranges. je ne pouvais me persuader que les hommes et les femmes que je rencontrais n'étaient pas aussi un autre genre, passablement humain, de monstres, d'animaux à demi formés selon l'apparence extérieure d'une âme humaine, et que bientôt ils allaient revenir à l'animalité première, et laisser voir tout à tour telle ou telle marque de bestialité atavique."

 

En somme, l'être humain n'est peut-être qu'un monstre enfouit sous une enveloppe empreinte d'humanité. C'est sûr que des docteur Moreau, il en existe. Et ceux là ne sont que des monstres cachés derrière un visage avenant.

 

En ce qui concerne les films tirés de cette oeuvre de Wells, j'ai trouvé quelques informations intéressantes sur ce site :

 

Sueurs froides

 

 

En tout cas, âmes sensibles, s'abstenir !

 

A lire aussi : La machine à explorer le temps.

Une histoire des temps à venir.

Les premiers hommes dans la lune.

La guerre des mondes.

L'homme invisible. 

 

 

 

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