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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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HGWells2 

 

Comme il est agréable de lire cette écriture si "british", ce vocabulaire si raffiné, une longueur désuète !

 

Il est certain qu'on n'entre pas très vite dans l'action. Wells nous fait patienter, expliquant abondamment comment "l'explorateur du temps" s'y prend lui même pour mettre l'eau à la bouche de ses compagnons.

 

Je soupçonne d'ailleurs cet explorateur du temps de n'être que Wells lui même. En effet, il compte bien nous faire voyager dans le futur avec ses récits de SF ! C'est certainement pour cette raison qu'il n'a pas de nom et qu'on le nomme constamment "l'explorateur du temps".

 

Dès la première phrase, Wells nous l'explique avec une parenthèse :

 

"L'explorateur du temps" (car c'est ainsi que pour plus de commodité nous l'appellerons) nous exposait un mystérieux problème."

 

Vous vous voyez mettre des parenthèses comme ça dans un texte aujourd'hui ? Si je le faisais dans un concours ou un jeu d'écriture, je suis certaine qu'on m'en ferait la remarque !

 

Donc, il faut attendre sept pages pour entrer dans le vif du sujet. Enfin, pour commencer le voyage dans le temps, car il y a encore quelques pages ou Wells nous explique les sensations de l'explorateur dans sa machine.

 

J'adore ces longueurs ! Se délecter de chaque mot, chaque phrase, c'est peut-être bizarre mais j'aime bien.

 

L'explorateur du temps se retrouve vers l'an 800 000 et quelques. (Je n'ai pas retrouvé la date exacte).

 

Et là, le monde est bien différent du XIXème siécle. Pour ceux qui ne l'ont pas lu et qui aimerait s'y plonger, n'en lisez pas plus. Je vais tout dire !

 

  Londres est devenu un joli jardin où se baladent les Eloïs, parmi quelques palais en ruines. Ces humains, tous blonds, ont des petits membres, de grosses joues et ne mangent que des fruits. Leur langage est très sommaire, ils ne font rien d'autre que jouer, manger et dormir.

 

Pourtant, ils ont des vêtements de soie... Comment se les ont-ils procurer sans travailler ? Mystère... Et puis, où sont les personnes âgées ? Et les cimetières ? Et pourquoi ont-ils si peur du noir, de la nuit...

 

L'explorateur va découvrir la terrible vérité. Cette révélation a un nom : les Morlocks. Ils vivent dans des souterrains, ne supportent pas la lumière du jour, sont très intelligents (ils utilisent des machines) et sont très laids. D'une peau blanchâtre et froide, ils marchent comme des singes et sont... carnivores.

 

Et devinez qui leur sert de nourriture ? Les Eloïs !

J'adore ! Une partie de l'humanité est devenue du bétail pour une minorité qui a évolué différemment.

 

HGWells5

 

Les Morlocks. Ils sont laids hein ? Un peu trop vert, mais bon.

 

Ne trouvez vous pas que c'est innovant pour l'époque ? (Bien entendu, ce sont les premières nouvelles de SF, alors...)

 

Ce que je veux dire c'est que j'imagine très bien une jeune fille de l'époque lire cette histoire et frissonner d'angoisse à l'idée de ces hideux Morlocks dévorant un humain... Il est certain que ses parents ont dû lui interdire ce genre de lecture !

 

Au final, l'explorateur avance dans le temps, découvre que la civilisation va disparaitre totalement. Il revient et après avoir raconté son histoire il repart en voyage dans le temps... pour ne plus jamais revenir !

 

Il a disparu dans une autre époque...

 

Vous voulez un extrait ? Pour le plaisir des mots...

 

"Bientôt je fis l'étrange découverte que mes petits hôtes ne s'intéressaient réellement à rien. comme des enfants, ils s'approchaient de moi plein d'empressement, avec des cris de surprise, mais, comme des enfants aussi, ils cessaient bien vite de m'examiner et s'éloigaient en quête de quelque autre bagatelle. Après le dîner et mes essais de conversation, je remarquai pour la première fois que tous ceux qui m'avaient entouré à mon arrivée étaient partis; et de même, étrnagement, j'arrivai vite à faire peu de cas de ces petits personnages. Ma faim et ma cuiriosité étant satisfaites, je retournai, en franchissant le porche, dehors à la clarté du soleil. Sans cesse je rencontrais de nouveaux groupes de ces humains de l'avenir, et ils me suivaient à quelque distance, bavardaient et riaient à mon sujet, puis, après m'avoir souri et fait quelques signaux amicaux, ils m'abandonnaient à mes réflexions."

 

A lire aussi :

Les premiers hommes dans la lune.

La guerre des mondes.

L'île du docteur Moreau.

L'homme invisible. 

Une histoire des temps à venir.

 

 

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