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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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Il est très intéressant de noter comment un romancier du XIXème siècle a pu concevoir l'avenir. C'est plutôt amusant.

 

Wells ne devait pas s'imaginer que la moralité et la bienséance de son époque puissent disparaître dès le XXIème siècle.

 

En effet, ils se parlent en disant encore "mon cher" ou "ma chère" et se parlent très poliment. Il est vrai que ce langage n'est utilisé que chez les classes moyennes et riches.

 

Mais à notre époque, nous savons que ce langage est bien perdu, même chez les millionnaires.

 

Les jeunes filles de bonne famille ont encore des chaperons ! Je ne suis même pas certaine que tout le monde connaissent ce terme et sa signification aujourd'hui. (Je crois que certains rétorqueraient : "Un quoi ? tu veux parler du petit chaperon rouge ?")

 

Mais Wells a une imagination débordante. Au XXIIème siècle, les gens ne vivent plus à la campagne mais s'entassent dans les villes. En Angleterre, ils ne restent plus que quatre grandes villes contenant chacunes des millions d'habitants. De vraies mégalopoles !

 

"Une histoire des temps à venir" se déroule dans un Londres surpeuplé à étages ou les plus pauvres, des ouvriers, s'entassent en bas.

 

Le chômage et la misère ont complètement disparu grâce à "la compagnie du travail" qui fournit nourriture, logement et travail à tous contre quelques sous. Ils doivent porter un uniforme de toile bleue, hommes et femmes.

 

Leur travail est pénible, principalement du travail d'usine. Là aussi, Wells nous fait de longues descriptions des machines et de leurs fonctions, témoignant de ses recherches scientifiques sur le sujet, ainsi que de son imagination foisonnante.

 

Ainsi, ces ouvriers sont davantage des esclaves que des travailleurs, dépendant à vie de la Compagnie du Travail.

 

Les enfants ne sont plus éduqués par leurs parents, mais dès la naissance, ils sont confiés à une crèche publique. C'est assez innovant comme idée pour l'époque, je ne crois pas qu'il y avait beaucoup de crèches au XIXème siécle !

 

"C'était l'usage commun à cette époque. L'émancipation industrielle de la femme, la désorganisation du foyer familial qui en résulta avaient rendu les crèches nécessaires pour tous, sauf pour les gens fort riches ou pour ceux ayant des idées exceptionnelles. Les enfants trouvaient là des avantages d'hygiène et d'éducation impossibles sans de pareilles organisations. Les crèches étaient de toutes classes et de tous genres de luxe, jusqu'à celles de la Compagnie du Travail où les enfants étaient reçus à crédit et devaient se racheter, par des labeurs divers, à mesure qu'ils grandissaient."

 

Machines volantes, sièges qui amènent leurs passagers d'un bout à l'autre de l'hôtel, plates-formes mouvantes... mais pas de traces d'automobiles ! Elles ont disparu au profit des transports en commun.

 

En ce qui concerne les inventions, le livre n'existe presque plus et a été supplanté par les phonographes.

 

"Malgré l'espace de temps écoulé, la langue qu'il parlait était encore presque exactement la même que celle employée au XIXème siècle. L'invention du phonographe et d'autres moyens pareils de fixer le son ainsi que le remplacement progressif des livres par des instruments de ce genre n'avaient pas seulement arrêté l'affaiblissement de la vue humaine, mais avait aussi, en établissant des règles sûres, enrayé les changements graduels d'accent qui, jusqu'ici, avaient été inévitables."

 

Amusant le fait que les livres pouvaient affaiblir la vue ! Aujourd'hui, on dit la même chose concernant les ordinateurs.

 

La vie est communautaire. Ils vivent tous dans des hôtels et mangent dans des cantines ou tout est robotisé.

 

Wells avait envisagé le matraquage publicitaire que nous subissons aujourd'hui.

 

"En vue de ceux qui avaient la chance d'être sourds, et la surdité n'était pas rare dans le Londres de cette époque, des inscriptions lumineuses de toutes dimensions étaient projetées, depuis le toit jusqu'à la plate-forme, et, sur la main ou le crâne chauve du monsieur qu'on avait devant soi,ou sur les épaules d'une dame, ou en un soudain jet de flamme, à vos pieds, le doigt mobile écrivait inopinément en lettres de feu : Chapeaux pas chers aujourd'hui."

 

 

Notre auteur perspicace, avait pressenti également l'intérêt croissant pour l'esthétisme :

 

"La plate-forme mouvante passait devant la vitrine d'un mouleur de figures et, à la partie inférieure, se trouvait un alignement de miroirs destinés à stimuler chez les passants le désir de traits plus symétriques. Denton aperçut son image et celle de son nouvel ami énormément tordues et élargies."

 

Des miroirs déformant pour donner envie aux passants de se refaire le visage ! Étonnant que ce système n'existe pas encore...

 

Il existe également des hypnotistes qui permettent à leurs patients d'oublier des choses désagréables, de gérer leur surmenage ou d'autres choses encore.

 

Mwres, le père de l'héroïne, a d'ailleurs utilisé l'un d'entre eux pour ordonner à sa fille d'oublier son amoureux au profit du fiancé qu'il a lui même choisi.

 

Voici donc une histoire banal d'amour qui finit bien.

 

Denton et Elisabeth s'aiment. Mais il n'est pas assez riche au yeux du père de l'aimée. Leur mariage est refusé. Nostalgique de l'époque victorienne, ils se font des poèmes et s'intéressent aux romans historiques.

 

Denton arrive à arracher Elisabeth des mains de son riche prétendant en lui permettant de retrouver la mémoire.

 

Ils décident de s'enfuir à la campagne mais n'y restent pas plus de quatre jours. La vie sauvage est bien trop dangereuse pour ces citadin.

 

Au final, ne trouvant pas d'emploi, ils vont devoir laisser leur petite fille dans une crèche (elle va finir par mourir) et travailler pour la Compagnie du Travail. Ils touchent la misère absolue avant que l'ex fiancé d'Elisabeth, mourant, ne lui lègue sa fortune.

 

Et voilà comment tout est bien qui finit bien, même dans une histoire des temps à venir !

 

A lire aussi : La machine à explorer le temps.

Les premiers hommes dans la lune.

La guerre des mondes.

L'île du docteur Moreau.

L'homme invisible.

 

 

 

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