Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil

  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

Rechercher

Catégories

5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 23:05

Le webzine de la communauté Autres Mondes vient de sortir. Jetez-y un coup d'oeil, il y a pas mal de choses intéressantes à lire et à voir !20011-automne-une-400.jpg

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans divers
commenter cet article
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:28

    Naly scruta de ses yeux sombres le paysage environnant : mort et destruction. Elle avait semé de ses bras puissants les graines de l’extermination. A ses pieds gisaient les cadavres des guerriers qu’elle avait vaincus. Leurs yeux vitreux grands ouverts n’exprimaient qu’un immense vide. Elle ferma ses paupières et tourna son visage vers le ciel. La brise apportait un peu de fraicheur sur ses traits endurcis par la guerre. Ses sourcils tenaient en permanence l’attitude singulière d’un arceau fébrile plissant constamment le haut de l’arête de son nez. Une expression perpétuelle de sa rigidité.

De combien d’êtres avait-elle abrégés l’existence ? Elle n’en avait pas fait le compte. Elle combattait depuis si longtemps… Elle se devait de protéger son peuple. Depuis toujours leurs terres aux ressources illimitées étaient enviées par diverses peuplades. Leurs mines recelaient de diamants et leurs fleuves d’or. Depuis des temps immémoriaux ils se battaient pour préserver leurs richesses.

Ils vivaient dans l’opulence, il est vrai. Mais pour préserver cette vie, ils étaient aussi devenus de farouches guerriers. Force de leur expérience et de leur détermination, ils avaient toujours su repousser l’ennemi. Mais que ce soit à cause de la misère ou de l’avidité, beaucoup continuaient leurs assauts incessants. Parmi son peuple, elle était devenue le plus grand d’entre eux. Son obstination et son courage l’avaient érigé au rang de chef. Elle commandait depuis des années une armée d’un millier de guerriers. Elle aurait pu rester à l’arrière et éviter le danger, mais c’était plus fort qu’elle. Une rage l’habitait. Elle avait besoin d’extérioriser la violence qui lui emplissait le corps à coup d’épée dans la chair de ses adversaires.

Aujourd’hui, les choses étaient différentes. C’est cette enfant qui avait tout changé. Ils avaient poursuivi leurs ennemis jusqu’à un village de montagne. Ces lâches se cachaient au lieu de se battre. Elle et une vingtaine de ses meilleurs guerriers les avaient débusqués. Ils avaient enfoncé les portes, fouillé les maisons, renversant les meubles à leur recherche.

Finalement, ils les avaient trouvés. Pas de prisonnier. C’était sa règle. Sa règle à elle, la chef de l’armée la plus sanguinaire de toutes les peuplades du monde… Elle avait ordonné qu’on les brûle vif. Elle avait regardé les flammes arracher des hurlements de douleurs à ses victimes. Pas un seul sentiment de pitié n’avait traversé son cœur.

Et pourtant… Quand elle vit le regard de cet ange, cette petite fille qui respirait l’innocence et la bonté… Elle n’y vit que haine farouche à son égard. Elle découvrit sous ces joues rosées, sous ce teint de porcelaine, sous ces boucles dorées, les traits endurcis qu’elle apercevait dans ce miroir qu’elle fuyait.

L’enfant ouvrit ses délicates lèvres écarlates. Sa bouche, autrefois habituée aux sourires, déclina une grimace répugnante. Une voix sanglotant s’échappa pour hurler avec douleur : « Monstre ! Tu es un monstre ! »

Ses yeux brillaient d’une redoutable fureur. Elle l’observait avec tant d’animosité que Naly ressenti une piqûre fugace lui brûlant la poitrine.

Elle détourna ses yeux de cette douleur insoutenable. Elle observa les corps calcinés et senti sa poitrine se gonfler, ses yeux s’humidifier. Qu’avait-elle ? Elle avait endurci son cœur, cherchant à taire les remords qui l’assaillaient. Elle y était si bien arrivée qu’elle s’était convaincue de son insensibilité. Et voilà que maintenant quelques mots l’ébranlaient ?

Elle avait décidé, il y a longtemps de n’avoir aucune pitié pour tout ceux qui voudraient porter atteinte à leur tranquillité. Mais quelle tranquillité avait-elle ? Aucune. Elle était toujours en guerre. Nuit et jour. Etait-ce sa vraie nature ? Elle le croyait, jusqu’à ce jour. Maintenant, elle en doutait. Qui était-elle en vérité ?

Elle avait pourtant continué la bataille, le lendemain et les jours qui suivirent, malgré la douleur qui lui tenaillait les entrailles. La dureté de ce visage d’enfant et sa voix accusatrice ne cessaient de lui revenir en mémoire, se mêlant à sa propre image. Ses nuits s’étaient peuplées de cauchemars où elle se perdait, ne sachant retrouver son chemin dans un amas de cadavres.

Naly inspectait les environs. Le sang avait encore coulé à flot aujourd’hui. Elle perçut son propre sang s’écoulant dans ses veines, se déversant dans son cœur. Un cœur de monstre ? Un battement sourd démarra dans ses tempes. Non, elle n’était pas un monstre. Ce martèlement qui agitait à chaque instant sa poitrine ne pouvait-être l’œuvre d’un sanguinaire. Si elle laissait son coeur agir à sa guise, il fondait en larme constamment. Sa tête résonnait de coups de tambour. Que devait-elle faire ?

Son ardeur pour la bataille s’était estompé. Elle ne voulait plus combattre. Elle n’avait qu’une envie : rendre les armes. Elle désirait laisser la violence et la hargne sur ce champ de mort. Elle leva les yeux vers ses guerriers qui attendaient ses ordres.

« Trouvez un nouveau chef. La guerre, c’est fini pour moi.»

Avec lenteur, elle sortit son épée de son fourreau. Elle pesait lourdement dans sa main, cette fidèle compagne de guerre. Lorsqu’elle la jeta vigoureusement contre le sol, un poids considérable s’échappa de son être. Naly s’attarda sur son épée, figée dans le sol. Elle se sentait si légère qu’elle pouvait croire posséder des ailes. Elle était interloquée par cette nouvelle sensation.

Décidée à rechercher la sérénité loin de ces lieux maudits, elle enfourcha son cheval et s’éloigna. Elle n’eut pas un regard pour son armée. Elle n’avait plus qu’un but : se retrouver.

 

    guerrierebis.png

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans Texte
commenter cet article
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:57

     Je viens de relire avec plaisir ce roman fantastique de mon auteur préféré : Gaston Leroux. D'ailleurs, dans quelques temps, j'écrirai une petite bibliographie le concernant.

C'est donc avec délice que je me suis plongée dans l'écriture mystérieuse de Leroux. Décidément, j'ai une prédilection pour les écrivain du début du XXème siécle !

J'ai déjà eu l'occasion de parler de Wells et de sa manière d'écrire. Je retrouve un peu ce style dans l'écriture de Leroux mais avec un peu plus d'humour et de désinvolture.

En tant que reporter romancier, il se fait un devoir de nous expliquer dans les moindres détails les recherches qu'il a faites concernant ce fantôme tant redouté. Il nous fournit d'ailleurs de nombreux témoignages qu'il a lui même récolté auprès de quelques protagonistes de cette curieuse affaire.

Je trouve cette manière d'écrire très amusante ! Bien entendu, on ne s'y trompe pas, même si on sait que Leroux était un journaliste international, ce n'est qu'une histoire romancée et rien d'autre !

Je l'imagine très bien, entendant un jour cette rumeur concernant un fantôme qui terrorise les petits rats de l'opéra Garnier.

"Tiens ! s'est-il peut-être dit, une idée à creuser. Et si j'allais y jeter un oeil ?"

Et le voici, déambulant dans les couloirs de ce formidable opéra. Tout ces couloirs, ces portes et ces trappes nourrissent son imagination. Et pourquoi pas un faux fantôme qui connaît parfaitement tous les recoins et qui se moque de tout le monde ?

(J'aimerai beaucoup visiter moi aussi l'opéra Garnier...)

Se monte alors dans sa tête un personnage atypique, difforme depuis la naissance qui souffre de n'avoir jamais été aimé.

Quand on y réfléchit, le personnage d'Erik est d'une grande profondeur. Leroux lui a prêté un passé de prestidigitateur dans la cour royale de Perse, auprès d'une jeune sultane. Il aurait appris tous ses tours lors de voyages itinérants. Au départ comme monstre de foire, puis, comme magicien.Il est aussi ventriloque, musicien de génie et un chanteur hors pair ! Il avait tou pour plaire, sauf le visage.

Ce monstre est si hideux que même sa propre mère n'a jamais voulu le prendre dans ses bras. Ce manque d'affection le rendra profondément égocentrique et misérable. Il n'a aucune considération pour la vie humaine et tue avec une facilité déconcertante.

Il y a eu de nombreuses adaptations cinématographiques de ce roman. Je ne m'y suis pas trop penchée. Mais le peu que j'ai pu voir m'a déplu. Les réalisateurs misent tout sur le fantastique. Pourtant, ce n'est pas  l'atmosphère que dégage le roman. Il n'y a pas d'horreur, juste du mystère et puis d'un coup, le rideau se lève et Leroux nous donne la réponse à l'énigme !

Je suis convaincue que Leroux était un amoureux du mystère. Son passe temps favori, c'était icertainement maginer des énigmes de petits détails observables autour de lui.

"Mais qui est donc cet homme élégant qui parle à voix basse au boucher ? C'est inhabituel, ça cache quelque chose..."

Un rien pouvait l'inspirer pour une histoire rocambolesque. Pour moi, Gaston Leroux, c'est le roi du mystère !

 

 

 

 Fantomeopera.jpg

 

fantome-opera1.jpgfantome-opera-copie-1.jpgfantome-opera.jpg

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans Lecture
commenter cet article
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 21:05

Pour vous donner un aperçu de mon recueil "Reflets de miroir", voici un extrait de la première nouvelle : "Parfaitement jolie".

 

Rania avait préparé toutes les tenues qu’elle devait enfiler entre les publicités. Tout d’abord, elles devaient toutes les cinq se présenter en maillot de bain. Elle portait un joli deux-pièces rouge qui révélait les courbes de son corps,  la peau  tendue sur les os. Les deux heures qui suivirent passèrent très vite. Rania eut à peine le temps de respirer. Elle courait entre la scène et sa loge pour se changer, revenant aux yeux de tous avec son plus beau sourire, identique à celui des quatre autres. Finalement, le dernier test arriva. Elles devaient toutes passer dans le contrôleur des normes afin de déterminer laquelle était la plus proche de la perfection. Cet ordinateur, très précis, savait mesurer chaque ligne de la peau au millimètre près. Il commençait par la longueur et la largeur des yeux, des sourcils, la longueur des cils, du nez, de la bouche, des lèvres, du menton, des oreilles, la forme du visage, la minceur des joues, la grandeur du front, la grosseur de la tête… Ensuite, il passait au corps. La longueur des bras, le tour de poitrine, de taille, des hanches, la longueur des jambes, le tour des fesses, des… Arrêtons-nous là, l’énumération devient fastidieuse. Une fois les mensurations effectuées, l’ordinateur fit un rapide calcul afin de définir quel corps était parfaitement aux normes. Rania arriva en tête, ses mesures étant parfaites. Elle se félicita silencieusement d’avoir choisi le docteur Maybon, grand chirurgien, pour ses opérations esthétiques. Maintenant, c’était au tour du jury, composé de membres  du ministère de l’esthétisme de prendre la décision finale. Mais tous savaient que le calcul des mensurations était l’épreuve la plus déterminante. Rania avait toutes ses chances.mannequin-top-trop-maigre.jpg(Cette photo illustre seulement cet article. Vous ne la retrouverez pas dans le recueil de nouvelles.)

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans écriture
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:46

P1060099.JPGBientôt, vous pourrez découvrir mon recueil de nouvelles de science fiction, intitulé "Reflets de miroir".

Il regroupe trois nouvelles autour du thème de l’apparence, de notre relation à notre corps ainsi que le regard que nous portons sur nous-mêmes. J'utilise ainsi la science fiction pour nous faire réfléchir sur la construction de notre identité.

Voici en quelques phrases le résumé de chaques nouvelles :

 

"Parfaitement jolie"

 

A Mira, le ministère de l’esthétisme règne en maître. Les adolescents sont bien obligés de travailler pour obtenir l’argent nécessaire à leur chirurgie esthétique. S’ouvriront alors pour eux les portes de l’université et du monde du travail. Bien entendu, tout le monde n’est pas prêt à se soumettre…

 

 

"Vera Kops, star malgrè elle"

 

Dans l’univers de Vera Kops, on veut aussi lui imposer un physique et un destin tout tracés. Deviendra-t-elle cette grande star désirée par son père ? Où suivra-t-elle sa propre voie ?

 

"Voyages parallèles"

 

Quant à Mireille Derroga, sa vie s’est arrêtée le jour où sa fille est décédée dans un accident. Boulimique, son corps reflète son état d’âme. Mais elle aura l’opportunité de se retrouver face à un « autre moi ». Une Mireille dont les décisions auront été bien différentes…

 

Ce recueil se présentera sous la forme d'une petite brochure que j'auto-édite, pour le plaisir de lire mes textes en A5 et surtout, celui d'être lu. Le prix sera de 8 euros pour le livre. Je ne connais pas encore le prix des frais de port. Je vais lancer l'impression quand j'aurais quelques réservations, afin de ne pas sortir une grosse somme d'un coup. Lorsque je serais prête, je prendrais donc vos réservations !

 

A trés bientôt pour la suite... 

 

Lina Carmen

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans écriture
commenter cet article
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 22:08

livre.jpgQu'en pensez-vous, faut-il inventer des règles pour écrire un bon roman ? Croyez-vous que les plus grand best-seller ont été écrit grâce à une série de préceptes élaborés en secret par les écrivains les plus doués ? Secrets sauvegardés par une minorité, une élite.

Mais comment découvrir ce véritable trésor... Faut-il s'engager dans une véritable chasse à la Benjamin Gates ? Hum... une idée incongrue pour une parodie du roman d'aventure avec en fond un super écrivain que j'appellerai bien Johnny English mais c'est déjà pris.

 

STOP ! Fin de mon délire d'écrivaillon.

 

Plus sérieusement, je vous encourage à jeter un oeil sur cet article sur le sujet : "Faut-il suivre des régles d'écritures ?". 

 

N'oubliez pas de me donner votre avis !

 

A bientôt.

 

Lina

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans écriture
commenter cet article
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:16

 

Nävis10Naly sondait le paysage environnant. Ce n’était que mort et destruction. A ses pieds gisaient les cadavres des guerriers qu’elle avait vaincus. Leurs yeux vitreux grands ouverts n’avaient plus que l’expression d’un immense vide. C’était elle qui leur avait enlevé la vie. De combien d’êtres avait-elle abrégés l’existence ? Elle n’en avait pas fait le compte. Elle combattait depuis si longtemps…

Elle se devait de protéger son peuple. Depuis toujours leurs terres aux ressources illimitées étaient enviées par diverses peuplades. Leurs mines recelaient de diamants et leurs fleuves d’or. Depuis des temps immémoriaux ils se battaient pour préserver leurs richesses. Ils vivaient dans l’opulence, il est vrai. Mais pour préserver cette vie, ils étaient aussi devenus de farouches guerriers. Force de leur expérience et de leur détermination, ils avaient toujours su repousser l’ennemi. Mais que ce soit la misère ou l’avidité, beaucoup continuaient leurs assauts incessants.

Parmi son peuple, elle était devenue le plus grand d’entre eux. Son obstination et son courage l’avaient érigé au rang de chef. Elle commandait depuis des années une armée d’un millier de guerriers. Elle aurait pu rester à l’arrière et éviter le danger, mais c’était plus fort qu’elle. Une rage l’habitait. Elle avait besoin d’extérioriser la violence qui lui emplissait le corps à coup d’épée dans la chair de ses adversaires.

Aujourd’hui, les choses étaient différentes. C’est cette enfant qui avait tout changé. Ils avaient poursuivi leurs ennemis jusqu’à un village de montagne. Ces lâches se cachaient au lieu de se battre. Elle et une vingtaine de ses meilleurs guerriers les avaient débusqués. Ils avaient enfoncé les portes, fouillé les maisons, renversant les meubles à leur recherche. Finalement, ils les avaient trouvés. Pas de prisonnier. C’était sa règle. Sa règle à elle, la chef de l’armée la plus sanguinaire de toutes les peuplades du monde… Elle avait ordonné qu’on les brûle vif. Elle avait regardé les flammes arracher des hurlements de douleurs à ses victimes. Pas un seul sentiment de pitié n’avait traversé son cœur.

Et pourtant… Quand elle vit le regard de cet ange, cette enfant qui respirait l’innocence et la bonté… Elle n’y vit que haine farouche à son égard. L’ange empli de douleur ouvrit la bouche et ces quelques mots sortirent de ses délicates lèvres écarlates : « Monstre ! Tu es un monstre ! »

C’était elle et elle seule qu’elle traitait de monstre. Une piqûre fugace lui brûla la poitrine. Elle revit en quelques instants tous ces morts qu’elle côtoyait chaque jour. Elle avait endurci son cœur, cherchant à taire les remords qui l’assaillaient. Elle y était si bien arrivée qu’elle s’était convaincue de son insensibilité. Elle était forte. Rien ne pouvait l’émouvoir. Elle avait décidé, il y a longtemps de n’avoir aucune pitié pour tout ceux qui voudraient porter atteinte à leur tranquillité.

Mais quelle tranquillité avait-elle ? Aucune. Elle était toujours en guerre. Nuit et jour. Etait-ce sa vraie nature ? Elle le croyait, jusqu’à ce jour. Jusqu’à ce qu’elle entende ces quelques mots : « Tu es un monstre. » Etait-ce ainsi que les gens la percevaient ? Qu’était-elle en vérité ? Elle avait pourtant continué la bataille, le lendemain et les jours qui suivirent. Mais le visage de cette enfant et les paroles qu’elle avait prononcé lui revenaient sans cesse.

Encore une journée de victoire pour son peuple… Naly scrutait les environs. Le sang avait encore coulé à flot aujourd’hui. Et son cœur ? Etait-ce celui d’un monstre ? Non… elle ne le pensait pas. Car si elle ne le maîtrisait pas, il fondait en larme constamment. Elle n’était pas sans cœur. Elle en avait bien un. Quand pourrait-elle l’écouter ? Et pourquoi pas immédiatement. Oui, c’était décidé. C’était aujourd’hui qu’elle rendrait les armes pour toujours. Plus jamais elle ne combattrait. Elle allait laisser la violence et la hargne sur ce champ de mort.

Elle leva les yeux vers ses guerriers qui attendaient ses ordres . « Aujourd’hui mes fidèles compagnons, vous allez vous trouver un nouveau chef. La guerre, c’est fini pour moi. Je rends les armes. » Elle jeta alors son épée qui se figea dans le sol, non loin d’une de ses victimes. « Dorénavant, je chercherai le calme et la sérénité. Je sais que notre peuple ne connait pas ces mots, c’est pourquoi je partirai à la recherche d’un lieu ou je trouverai la paix. Adieu mes amis. »

Naly enfourcha son cheval et s’éloigna. Personne n’avait osé arrêter cette guerrière redoutée.

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans Texte
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:08

animaux42.jpgUn nouveau compagnon à la maison ? Oui mais voilà, ce chaton que vous avez adopté vomi régulièrement ou bien a constamment la diarrhée. J'ai déjà été confronté à ces deux cas de figure. Dans les deux situation, je me suis précipitée chez le vétérinaire qui par deux fois m'a sorti le même diagnostique : à cause des puces, mes chatons étaient infestés par des parasites. La solution : le vermifuge !

 

Solution miracle ? Et bien pas du tout ! Même s'il est important de vermifuger les chatons, ce n'est pas toujours la cause de leurs dérangements intestinaux. Finalement, après plusieurs tâtonnements, j'ai compris la véritable origine de ces maux : la nourriture !

Dites moi, que donnez-vous à manger à vos chats ? J'ose espérer que vous avez été plus généreux que moi et que vous ne leur offrez pas les premiers prix. Et oui ! Cette alimentation est de piètre qualité. Tout comme nous, si nos chats sont nourris avec des aliments bas de gamme, ils auront quelques petits soucis de santé.

L'idéal pour nos compagnons à quatre pattes, est la cuisine maison ! Que pouvez-vous leur préparer ?

Voici un menu type que j'ai repris dans "Médecines douces pour animaux" de Marie-France Muller :

  • Viande hachée ou coupée en morceaux, crue ou légèrement grillée.
  • Poisson : une ou deux fois par semaine selon ses goûts.
  • Légumes crus : carottes râpées ou entières, salade verte hachée menue.
  • Légumes cuits (mélangés à la viande) : poireaux, épinards, haricots verts, petits pois, courgettes, asperges... (oignon et ail aussi).
  • Céréales (de préférence complètes) : riz, soja, orge, maïs, blé germé, flocons... il faut beaucoup les cuire pour les leur rendre assimilables.
  • Fromage non fermenté, un peu de beurre cru, yaourt ou fromage blanc.
  • Oeuf cru ou cuit deux ou trois fois par semaine.
  • Huile végétale (olive, arachide, maïs, soja, germe de blé) vierge de première pression à froid.
  • Levure de bière.
  • Fruits crus, entiers ou coupés en morceau.

Ce menu est excellent également pour les chiens.

Mais que faire si vous n'avez déjà pas le courage de cuisiner pour vous ? Et bien faites comme moi, prévoyez un budget plus important pour leur offrir des croquettes et des pâtés de bonnes qualités. Les plus grandes marques sont idéales ! Vous verrez alors vos chats se précipiter avec avidité sur leurs gamelles alors qu'ils rechignaient devant les premiers prix. Vous vous surprendrez même à trouver les pâtés... appétissantes ! (l'odeur est vraiment agréable, je vous assure !)

 

Nous sommes prêts à tout pour voir nos fidèles compagnons ronronner de plaisir. Alors, optez pour une meilleure alimentation !animaux40.jpganimaux43.jpg

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans Chat
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 20:45

    fantastique8

 

Liberté, liberté,

Où es-tu ?

Toi si naturelle

Dont l'homme absurde

A brisé l'équilibre

L'égalité, la sincérité

Elle est devenue un leurre

    Un concept essentiel

Une oeuvre communautaire

La passation à nos enfants

est devenue vide, vide

Sans fraternité, sans liberté.

 

Gigi

 

Texte écrit sous cette contrainte : utiliser les mots communautaire, naturelle, essentielle, équilibre, absurde, fraternité, concept, égalité, sincérité, leurre, passation sous un même thème.

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans poésie
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 20:40

Venez lire le dernier conte de ma nièce, Mimi, sur notre blog jeunesse. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour l'encourager !

Suivez ce lien : http://jeunesselinacarmen.eklablog.com/?logout

Repost 0
Published by Lina Carmen - dans écriture
commenter cet article