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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:13

Vendredi dernier, j'ai regardé l'émission "On n'est pas que des cobayes", sur la 5. Excellent ! Moi qui rêve de voler comme un oiseau, voici un exemple de saut avec un équipement qui permet de voler à l'horizontale pendant quelques secondes : le base jumper. Un sport d'extrême réservé à une élite mais qui laisse rêveur ! Voyez par vous même :

 

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Bon vol !

 

Linabase-jumper.jpg

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 17:16

    Chapitre 1

 

Les nappes de brouillard encerclaient les immeubles de leurs bras blanchâtres. La lumière du soleil ne parvenait jamais jusqu’aux fondations de ces tours de bétons qui masquaient la couleur du ciel. C’était ainsi depuis plusieurs générations. Mornia était une ville parmi tant d’autres. Enfin, c’est ce que croyait les habitants car un large et haut mur barrait toute fuite. Personne n’en était jamais sorti. On apprenait dans les salles de classe que la vie, en dehors des villes, y était dangereuse. Aucun professeur n’était capable d’expliquer quel danger pouvait les guetter, mais une chose était sûre, tenter l’expérience, c’était courir vers une mort certaine. Yan savait tout cela mais il ne s’en préoccupait guère. Jeune lycéen de dix-sept ans, il rêvait plutôt à la vie que devait mener ceux qui habitaient au sommet des immeubles. Car les choses étaient organisées ainsi, les pauvres vivaient dans le « smog » des bas-fonds et les riches, qui ne représentaient qu’un dixième de la population, résidaient dans le confort luxueux des lointaines hauteurs. Après les cours, il avait prit l’habitude de traîner dans un bar où l’on pouvait dégoter tout ce que l’on désirait : alcool, cachetons, poudre, littérature dissolu… Un endroit où jeunes et vieux cherchaient à oublier la noirceur de leur existence dans la somnolence des stupéfiants. D’un naturel taciturne, il avait peu d’amis et c’est seul qu’il poussa la porte de l’antre aux vapeurs d’éther. Il commanda une bière. Il aimait sa robe miel surmontée d’un col de mousseline blanche et son goût amer qui lui piquait la langue. Il n’avait qu’un défaut à lui reprocher : sa légèreté. Son alcool modéré ne l’étourdissait pas suffisamment. Dès qu’il le pouvait, il y rajoutait un « cacheton » bleuâtre qui déliait ses substances euphorisantes dans un bruit de médicament effervescent. Malheureusement, ce rêve bleu coûtait une petite fortune et ce soir, il devait se contenter d’une seule et unique bière. Déçu, il se tourna vers les danseuses nues qui se trémoussaient sur une musique tapageuse, espérant que ce spectacle lui ferait oublier cette piètre réalité. 

« Pas encore shooté ? » 

Yan leva les yeux vers la source de ces quelques mots. C’était une fille de son âge, emmitouflée dans une cape grise élimée. Face à son regard interrogateur, elle lui expliqua : 

— Les autres soirs, t’étais plutôt dedans. 

Ouais, mais la tune me manque. On se connaît ?  ajouta t-il en fronçant les sourcils. 

— De vue. Mais souvent, tu captes pas grand-chose alors je crois pas que tu m’es remarqué. Moi, c’est Sonia. 

Yan. 

—Salut Yan.  

Un silence s’installa entre eux pendant lequel Sonia cherchait quelque chose à ajouter tandis que Yan la dévisageait avec assiduité. Comment avait-t-il fait pour ne pas remarquer un visage comme celui-là ? Angélique. C’était le mot qui lui venait. Il ne savait pas à quoi pouvait bien ressembler un ange, mais ces yeux d’un vert pétillant, cette peau blanche aux teintes rosées, ce sourire aux lèvres garances…Tout était d’une profonde beauté qui lui fit chavirer le cœur. 

—Toi aussi tu aimes les « Danny Dog » ? lui demanda-t-elle en lui désignant le bracelet qu’il portait à l’effigie du groupe de rock. 

Oui, eux au moins, ils font de la vraie musique. Ça déchire ! 

— D’accord avec toi. Le guitariste, Norman Sheppman est un génie ! ajouta Sonia. 

Quand il attaque son solo, c’est mortel ! Au fait, tu veux une bière ? pensa-t-il à demander. 

—Non, j’en ai déjà descendu une.  

Yan fut soulagé car dans son élan, il avait oublié qu’il n’avait plus un centime. Admiratif, il ne pouvait s’empêcher de scruter le visage séraphique de Sonia. Gênée, elle commençait à rougir. Cet excès de couleur ne rendait sa contemplation que plus attrayante. 

—Tu veux faire un tour ? demanda Yan. 

— Où ça ? 

—On pourrait aller au Music Hall.

Le Music Hall ? C’est où ? questionna Sonia. 

— Tu connais pas le Music Hall ? Bon, d’accord, ça vaut pas les « Danny Dog » mais eux, ils jouent que devant les friqués. Tu viens d’où ? 

— Oh… je suis pas vraiment du coin. 

— Ouais, faut vraiment être de loin pour pas connaître le Music Hall. Tous les lycéens connaissent, ajouta Yan, curieux de comprendre la raison de cette ignorance. 

Sonia sentait bien qu’il attendait une explication. Mais elle le connaissait à peine… Comment lui faire confiance ? Une partie d’elle, séduite par la désinvolture de Yan lui disait de tout lâcher, tandis que l’autre, plus raisonnable, lui ordonnait de se taire. Finalement, ce fut des circonstances extérieures qui lui dictèrent la conduite à tenir. Un couple hilare tituba sur Sonia qui faisait face à Yan, ce denier étant adossé au bar, son verre à la main. Sous l’impact, Sonia se retrouva projeté sur Yan qui lâcha sa bière pour rattraper la jeune fille. Le verre éclata en plusieurs morceaux et le liquide doré s’étala à leurs pieds tandis que les deux ivrognes, responsables de tout ce désordre, s’éloignaient en riant de plus belle, sans un mot d’excuse. 

—Désolé, s’excusa Sonia tout en rougissant davantage au contact des mains masculines. 

Et voilà, plus de bière, remarqua Yan en baissant les yeux. Mais, c’est quoi ce truc ?  

Il la lâcha pour ramasser un cylindre de la taille d’un crayon. 

« C’est à moi ! » s’écria Sonia en le lui arrachant des mains pour le ranger rapidement dans une poche en dessous de sa cape. 

« J’ai déjà vu ça, déclara Yan. C’est une clé électronique. Comment t’as eu ça ? Seul les flics et les friqués en ont. Soit tu l’as volé, soit t’es une friqué. J’crois pas que les flics embauchent si jeune. » 

Sonia était embarrassée. Elle n’aimait pas mentir et puis…Yan lui plaisait. Elle avait envie de lui faire confiance. Elle plongea son regard dans le sien, lui sourit et s’exclama : 

— Comme ballade, j’ai mieux à te proposer. Un endroit où t’as jamais mis les pieds. 

Un endroit où on ouvre les portes avec ta clé magique ? demanda Yan avec espoir. 

—Oui, murmura t-elle dans un souffle. 

Yan la suivit dans le dédale des rues jusqu’à un ascenseur. Ces derniers étaient beaucoup moins nombreux que les tramways qui transportaient la populace de façon horizontale. Ils attendirent, à l’abri des regards, que les environs soient dégagés. Quand la voie fut libre, ils se précipitèrent sur la porte close. Sonia appuya sa clé sur le cercle métallique. Un bip précéda l’ouverture et ils s’y engouffrèrent.  L’engin s’éleva. La porte vitrée leur permettait d’apprécier le voyage. Rapidement, ils dominèrent les vapeurs grises et entrevirent les balcons qui surplombaient le brouillard. Ils étaient déjà dans le domaine des riches. Ces résidences de grand standing étaient garnies de baies vitrées qui, le jour, laissaient entrer une flamboyante luminosité. Des ponts reliaient les immeubles entre eux et les Autoélectres, des voitures électriques, assuraient le transport. Une fois sorti de l’ascenseur, Yan ne pu s’empêcher d’admirer la propreté et le silence des lieux. A cette heure de la nuit, peu de monde déambulaient sur les routes suspendus et ils purent circuler à pied sans aucunes difficultés.  Enfin, ils arrivèrent à destination. Sonia l’avait emmené au plus haut d’une tour. Même les friqués n’avait pas le droit d’accéder aux toits des immeubles. Mais Sonia recelait d’ingéniosité pour trouver des accès aux lieux interdits. A croire qu’elle faisait ça toutes les nuits. Ils dominaient toute la ville. Lorsqu’ils baissaient les yeux, ils avaient l’impression d’être suspendu au-dessus des nuages. Aucun son ni aucun visuel ne parvenaient du sol. A moins de s’y frotter, on ne pouvait soupçonner l’agitation qui s’y déroulait. Au loin, ils apercevaient les lumières des ponts et des routes. Mais au-delà, c’était le noir complet. 

« Dans quelques heures, le jour va se lever. Je te propose d’attendre. Il y a quelque chose que tu dois voir », lui proposa Sonia. 

Ils employèrent leur temps à faire connaissance. Sonia lui expliqua en toute franchise qu’elle habitait ici, dans le quartier des « friqués » comme les gens d’en bas les appelaient. Eux, disaient, avec beaucoup d’arrogance, qu’ils étaient les intellectuels, les têtes pensantes de l’humanité et que sans eux, les gens d’en bas ne pourraient survivre. C’était l’ennuie qui l’avaient décidé à braver les interdits pour découvrir la vie d’en bas. Elle ne s’attendait pas à y rencontrer une telle misère… Yan lui raconta combien il s’ennuyait lui aussi et qu’il espérait quelque chose de mieux…mais quoi ? Et où ? Peut-être ici, chez les friqués. Mais il n’y avait aucun moyen de gravir les échelons. La fraîcheur de la nuit les surpris et Sonia étala sa cape sur les épaules de Yan pour se pelotonner contre lui. C’est ainsi qu’ils contemplèrent le lever du soleil. Yan n’avait jamais vu le soleil et encore moins ce qui allait suivre… Ce fut une mosaïque de couleurs qui se déballa doucement à leurs yeux. Une boule orangée encerclée de rayons dorés émergea tout d’abord de la noirceur de l’horizon. Puis, une palette de jaune, de rose et de rouge éclatèrent successivement autour d’un soleil qui s’éclaircissait progressivement pour atteindre un jaune étincelant. Petit à petit, le luminaire resplendissant prenait de la hauteur tandis que les couleurs s’effaçaient pour laisser place à un bleu foncé qui vira délicatement vers un bleu plus tendre. Yan était stupéfié devant tant de beauté. Il n’avait jamais vu autant de couleurs de sa vie. Sonia l’observait du coin de l’œil, amusée devant son air béat.  Mais ce ne fut pas tout. Car lorsque le jour se fit plus clair, Yan vit au-delà du mur, au-delà des immeubles. C’était tout un monde qui s’ouvrait à son regard. Un monde où le vert était Roi. Un monde fait d’arbres, de buissons, d’arbustes, d’herbes, de fleurs… Ils n’en avaient qu’un aperçu lointain, mais ce tapis de verdure luisant sous un ciel coloré resta gravé dans leurs mémoires. A partir de ce jour, il n’espéra qu’une seule chose, atteindre cet océan émeraude.

Emeraude-copie-1.jpg

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:13

Depuis quelques temps déjà, je fais partie de la communauté Autres Mondes. J'aime participer à leurs concours et lire le webzine de la communauté. Le concours de cette saison, hiver 2012, est : "Les glaces galactiques et l'infini intersidéral". Un théme trés SF ! Vous imaginez bien, j'ai été inspirée ! Voici donc mes deux textes.

Bonne lecture !

 

Autre Galaxie.

Ma fascination pour l’univers m’avait amené à voyager à bord de l’Orion, aux confins de l’espace. Mon enthousiasme pour cette expédition scientifique avait occulté le danger de ce périple galactique. Comme je regrettais maintenant mon manque de méfiance ! Depuis que nous avions atteint les glaces galactiques, tout allait de travers. Mon vif désir de percer les mystères de cette partie de l’univers dénuée d’énergie, n’était toujours pas assouvi. Nous nagions dans l’ignorance la plus complète.

A vrai dire, c’était assez étrange. Nous planions dans le vide, le néant, sans aucune luminosité. Aucune petite étoile blafarde pour éclairer l’habitacle de notre vaisseau ! Depuis que nous nous étions engouffrés dans cette mélasse noire, tous les moteurs s’étaient arrêtés. Alfred avait bien examiné chaque partie de l’Orion, mais ce mécanicien de génie n’y comprenait rien, lui non plus. Tout était en parfait état de fonctionnement et pourtant… rien ne fonctionnait.

Qu’est-ce que tout cela signifiait ? Le temps s’écoulait encore plus lentement que dans notre galaxie. Impossible d’évaluer le nombre de journées terriennes que nous avions passé depuis l’incident. J’imaginais que de nombreux mois s’étaient succédés. Mes compagnons perdaient espoir, Alfred surtout, qui vidait nos réserves d’alcool à grande vitesse. D’ailleurs, je craignais fortement pour leur santé mentale. Quant à moi, je m’étais installé dans une rêverie coutumière, celle qui m’avait toujours évité de succomber à la folie.

Je rêvais donc à un jardin paisible auréolé de lumière, quand Lisa remarqua une lueur dans le noir du cosmos.

« Regardez ! dit-elle. Il y a une lumière, là-bas ! »

Parcouru d’un grand frisson d’espoir, nous nous sommes tous agglutinés contre la paroi vitrée.

— Mais oui ! s’écria Alfred, il y a une lumière ! Tu as vu ça Tim ? me demanda t-il avec une lueur de folie.

— Oui, j’ai vu. C’est étrange.

— Mais qu’est-ce que ça peut bien être ? demanda notre dernier compagnon, Shivan.

Nous n’en savions absolument rien. Mais après cette longue attente monotone, ce rayonnement apportait un divertissement inespéré. Et qui sait, peut-être un espoir de retour chez nous.

«On dirait qu’elle s’approche remarqua Lisa. »

En effet, la lueur grossissait à vu d’œil. Dans peu de temps, nous saurions  ce qui nous attend : délivrance ou anéantissement ?

Le temps s’écoula dans le silence angoissant de l’attente de la découverte.

— Je crois que c’est un vaisseau, commenta Shivan.

— Ami ou ennemi ? gloussa Alfred, hésitant entre les pleurs et le fou rire.

— Mais… c’est un vaisseau terrien ! s’exclama Lisa au moment où je me faisais silencieusement la même réflexion. Ils viennent nous chercher !

Nous n’avions pas la possibilité de communiquer avec eux. Nous avons donc repris notre interminable attente.

Le vaisseau se rapprocha si près de nous que, grâce à son éclairage intérieur, nous pûmes distinguer ses occupants. Nous restions bouche bé. En face de nous, se profilait nos sosies. Quel était donc ce mirage ? Etait-ce un effet des glaces galactiques à l’image des déserts terriens ? Nous avions l’impression de nous observer dans un immense miroir. Le sentiment d’une hallucination s’évapora rapidement quand nous entendîmes dans nos têtes ma propre voix :

« Terriens, vous vous êtes égarés dans notre monde. Votre présence affecte le bon fonctionnement de notre univers. Nous aimerions que vous regagniez votre galaxie. »

Mes trois compagnons me fixèrent intensément. Je leur fis comprendre que je n’étais pas le porteur de ces paroles.

— Nous sommes plutôt en mauvaise posture, aucune commande ne fonctionnent, nous ne pouvons pas bouger.

— Cette situation est délicate. Il faut absolument que vous quittiez notre univers.

— Puis-je me permettre une petite question ? Qui êtes-vous ? Où plutôt, qu’est ce que vous êtes ? Vous ne pouvez pas être nous…

— Nous avons pris votre forme afin de communiquer avec vous. Notre univers ne se situe pas au même niveau que le vôtre. Il nous a été assez délicat de parvenir à votre état matériel. Notre monde est invisible à vos yeux, mais votre influence est palpable. Depuis votre arrivé, de nombreux bouleversements ont eu lieu, tuant nombre d’entre nous.

— J’en suis désolé, dis-je sincèrement. Nous n’avions pas imaginé créer tant de troubles. Mais nous ne demandons qu’à rentrer chez nous. Pouvez-vous nous aider à retrouver l’usage de notre vaisseau ?

— D’après nos savants votre vaisseau redémarrera quand vous serez dans votre univers. Nous allons vous arrimer et vous éloigner de notre espace.

Ainsi, la bonne vielle méthode de la tractation nous permit de retrouver nos étoiles. Quelle joie de revoir les lumières de l’univers ! Enfin, de notre univers… Nous n’avions pas apporté de données scientifiques des glaces galactiques mais nous avions appris l’essentiel : cette noirceur dans l’infini intersidéral cachait en fait un autre univers. Pourrions-nous un jour le voir ?

vaisseau4

  

Les Vampires du froid

  

Le Galactic, le 3 septembre 3056.

Nouvelle découverte au palmarès du Colomb.

Après l’exploration du système stellaire Centauri, le vaisseau spatial le Colomb aux commandes du Capitaine Wolf, s’est aventuré dans le système de Polaris. Ce dernier, constitué de deux soleils et de nombreuses planètes, recèle de nombreux minerais. La surprise vient sans nul doute de la planète des glaces, baptisée également par nos spationautes : Galactika. En effet, après de nombreux tests, il s’avère que cette planète renferme une eau douce aussi pure que nos propres glaciers à l’époque où ils existaient encore. Lors du congrès international de la répartition des découvertes à Saint-Pétersbourg, trois multinationales ont été désignées pour acheminer cette eau si précieuse : la Compagnie Garnier, Klioutchevski et Wan Shi Lu. Attendons-nous dans quelques mois à goûter cette eau « extra-terrestre ».

De Jonaris Pietrik, reporter international.

  

Le Galactic, le 18 août 3057.

Les brèves du jour.

Ouvrez votre robinet, l’eau que vous buvez aujourd’hui est celle qui vient de Galactika ! Cette eau bénite arrive à point nommé, nos réserves naturelles étant épuisées.

Le prix de l’eau courante a augmenté. Il sera désormais de 56 dollars le m3. Une augmentation de 3%, lié aux frais de transport.

  

Le Galactic, le 20 décembre 3057

Prévisions pour l’année 3058

Le prix de l’énergie va augmenter de 2% suite à la demande, toujours plus accrue. En effet, nos climatiseurs n’ont jamais autant fonctionné ! Il y a cinq mois, la température moyenne des bâtiments était de 20°. Depuis deux mois, elle avoisine les 13° !

  

Le Galactic, le 2 février 3057

Le ministère de la santé en alerte

Une épidémie mystérieuse frappe une quinzaine de pays. Les personnes touchées ressentent tout d’abord de fortes démangeaisons sur la peau, transpirent abondamment et manifestent une forte sensibilité à la lumière et la chaleur. Les recherches effectuées par l’OMS révélent un agent pathogène inconnu dans le sang des patients. La vie des malades n’est pas en danger mais ne supportant pas la chaleur du soleil, ils ne sortent plus en plein jour. Certains les ont d’ailleurs surnommés les « Vampires du froid ».

L’OMS nous certifie que ce virus ne se propage pas dans l’air. Il ne peut être qu’absorbé. Reste à déterminer le vecteur du virus. Différents aliments ont été soumis aux tests, sans résultat. Les recherches continuent. En attendant, les malades ont été confinés dans des hôpitaux spécialisés dont la température interne avoisine les 10°, seul remède soulageant les victimes.

De Jonaris Pietrik, reporter international.

 

Le Galactic, le25 septembre 3057

Augmentation alarmante du nombre des Vampires du froid

Le nombre des personnes contaminés par le virus AT1P1 a doublé en quelques mois. Désormais, la moitié de la population mondiale est touchée. D’autres symptômes inquiétant ont touché les malades les plus anciens : veines bleutés sur peau translucide, perte des cheveux, des poils et des ongles.

Leur aspect rebutant leur a valu le rejet de la population saine. Nombre d’entre eux se sont regroupés dans des quartiers désaffectés, bien souvent d’anciennes usines réfrigérantes pour aliments. Méfiants, ils ne laissent entrer aucune personne non atteinte par le virus du froid. Sortant peu, on se demande comment ils peuvent s’alimenter…

De Jonaris Pietrik, reporter international.

 

Le Galactic, le 19 octobre 3057

Les brèves du jour.

Chute des bourses mondiales : c’est la plus grande crise que l’humanité ait jamais connu. Des émeutes et des cas de vandalisme sont à déplorer dans tous les pays. Les trois-quarts de la population mondiale étant atteint par le virus AT1P1, l’économie est paralysée.

Les Vampires du froid revendiquent leur droit à exister en tant que race à part entière. Ils se sont prénommés « les Glacios » et affirment ne pas être malade. Pour preuve, ils ont fait parvenir à l’OMS plusieurs échantillons de leur sang. Aucune trace du virus du froid.

 

Le Galactik, le 4 janvier 3058

Bilan du congrès international pour la paix

Le principal sujet au programme était l’avenir des  « Glacios ». Grâce aux échantillons de sang reçus ainsi que ses recherches sur le vecteur du virus, l’OMS a pu déterminer que la transformation de ces humains a été provoquée par un agent pathogène extra-terrestre présent dans l’eau potable provenant de Galactika. Invisible sous sa forme la plus pure, il est localisable lorsqu’il a infecté un humain.

Le plus troublant réside dans la découverte de leur mutation. Outre leur transformation physique, leur physiologie a également été altérée. Ils supportent aisément des températures extrêmement basse grâce à leur sang littéralement froid et comble de l’étonnamment, n’ont pratiquement pas besoin de se nourrir. Plus incroyable encore, leurs capacités physiques : force et rapidité quadruplées qui font de ces créatures des êtres redoutés.

La peur a saisi nombre d’entre nous, surtout qu’aujourd’hui ils représentent la majorité de la population terrestre. Mais ils se déplacent peu, fuyant la chaleur. Voici plus d’un millénaire que notre planète s’est réchauffée. Les Glacios peuvent difficilement sortir de leurs repaires…

Un ambassadeur, Gérald Parkenstorm, a été dépêché afin d’entamer des négociations. L’objectif est de trouver un compromis afin qu’humains et Glacios puissent vivre en paix.

De Jonaris Pietrik, reporter international.

 

Le Galactik, le 21 juillet 3058

Les brèves du jour

La demande des Glacios de rejoindre la planète Galactika afin de s’y installer, a été accepté. L’immigration débutera dans trois semaines.

Un accord de commerce a été signé entre le roi des Glacios, Birladenoasïr I et la terre. Ils nous fourniront de l’eau à moindre coût et nous leur laissons la gestion de Galactika.

L’économie mondiale est repartie. Grâce à la diminution de la population mondiale, la gestion des ressources terrestre est plus aisée. La faim et la guerre ont disparu. Une nouvelle ère de paix débute.

De Lina Carmen, pour le concours Autres Mondes hiver 2012.hiver1.jpg

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:42

arbre.jpg

 

Je participe à l'objectif : blog zero carbone. Je sais bien que ce n'est qu'une goutte d'eau dans un océan mais je trouve cette initiative intelligente. Elle nous permet de nous rappeler qu'à chaque fois que nous utilisons Internet, nous polluons un peu. Il est certain qu'on polluera toujours un peu notre planéte puisque nous y vivons ! Mais montrons que nous la respectons par de petits gestes. Donc, grâce à ce badge (dans la colonne de gauche), un arbre sera planté pour palier à la pollution de mon blog. J'ajouterai qu'en plus, j'ai la chance d'habiter à la campagne, j'ai un grand jardin et je suis en train de l'aménager et j'ai aussi l'intention d'y planter d'autres arbres.

Si vous voulez en savoir plus, suivez ce lien : http://www.bonial.fr/environnement/blog-neutre-en-carbone/je-veux-participer/

 

Bonne journée à tous !

 

Linabranchages.JPG

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:50

Voici ma réponse au tag de Peggy. Je rappelle donc, les régles. Je vais répondre aux questions de Peggy, en poser des nouvelles et taguer d'autres personnes. Normalement, il faut en taguer 11, mais je trouve que c'est trop alors je réduis à 7 !

 

Je dois donc :

1. Ecrire11 choses sur moi sur mon blog.

2.Répondre aux questions et en poser aux personnes que je vais taguer.

3. Taguer 7 personnes et mettre leur lien.

 

Donc, c'est parti !

 

11 choses sur moi :

J'aime beaucoup le chocolat.

Je suis myope et je préfére les lentilles aux lunettes.

J'ai toujours détesté l'école.

J'aimerai voler comme un oiseau.

Je n'ai pas du tout mais absolument pas l'esprit de compétition. (Ni d'ambition d'ailleurs).

Je suis trés maladroite mais ça s'arrange un peu avec le temps.

Mon premier meilleur ami, c'était une chienne : Jessy.

Je suis ch'ti mais j'ai vite perdu l'accent (c'est trop moche).

Mon accent ch'ti revient quand je suis en colère ou trés surprise (malheureusement).

Je n'aime pas dépenser de l'argent sauf pour les livres.

J'ai les yeux cernés depuis toujours.

 

Répondre aux questions de Peggy :

1. Oui, je me plais beaucoup dans ma région, le tarn, en pleine campagne !

2.Si j'aime mon métier ? c'est difficile à dire. De quel métier parler ? De celui pour lequel j'ai obtenu un diplôme et que je n'ai jamais pratiqué, ou pour tous ceux que j'ai pu pratiquer (ils sont si nombreux !) ou pour les deux que je pratique en ce moment (mais est-ce que ce sont vraiment des métiers ?) ou pour celui que je pratique le plus souvent et qui n'est pas rémunéré... C'est trop dur comme question ! Je me plais à dire que je suis auteure mais ce n'est pas ça qui me fait vivre... Mais j'adore écrire !

Passons à la suite.

3. Si je suis accro à mon ordi ? Dans la mesure ou j'écris directement dessus... je crois que oui !

4. Si j'avais une baguette magique, je changerai absolument tout. C'est d'ailleurs un peu ce que je fais dans mes histoires...

5. Est-ce que mon métier est celui dont je rêvais ? Alors, je vais pas reprendre ma tirade lors de ma réponse à la question si j'aime mon métier ... Je vais juste répondre que quand j'étais enfant, je rêvais que j'étais un super héro et que je sauvais tout le monde à moult reprises. Donc... vous devinez la suite.

6. Est-ce que j'ai la main verte ? Pas du tout. Même les cactus meurent avec moi. Mais ça s'arrange un peu. J'ai une plante depuis un an qui n'a pas encore rendu l'âme. Et puis, je me suis mise à jardiner des légumes.

7. Ecolo ou gaspilleur. Ecolo à 200%. Je jette peu, finissant même les assiettes des autres pour ne pas remplir la poubelle (c'est donc mon foie qui en a pris un coup mais pas la planéte !)

8. Radin ou dépensier. Plutôt radin mais quand j'ai de super livres sous les yeux... je deviens dépensiére ! Ou alors, quand je veux faire un cadeau, là aussi je suis dépensiére. ça dépend donc des circonstances. Je suis trés radine pour acheter des fringues, du maquillage par exemple mais je suis dépensiére pour acheter des chapeaux. J'en ai toute une collection ! Bref, c'est encore une fois une question bien compliquée.

9. En couple.

10. Est-ce que je suis superstitieuse ? Tout dépend de ce qu'on entend par superstition. Je ne crains pas les chats noir ou passer en dessous d'une échelle. Mais je crois en l'existence d'esprits maléfiques dont je me méfie et je déteste le triple 6, qui est un chiffre démoniaque. 11. Mon film culte : La tour montparnasse infernale qui me fait mourir de rire. Qu'est ce que ça fait du bien de rire !

 

Maintenant, à moi de poser 7 questions à 7 personnes. Je tague Helene, Caliope, Sandra, Bea, Fanette, Monique et Xian.

 

1. Quel genre d'enfant étiez-vous à 6 ans ?

2. Un ami en qui vous avez totalement confiance vous assure qu'il a aperçu une siréne. Que faites-vous ?

3. Comment rangez-vous vos vêtements dans votre placard ?

4. Qu'est-ce qui vous met le plus en colére ?

5. Aimez-vous le chant des oiseaux au réveil ?

6. Est-ce que vous vous habillez en noir ?

7. Est-ce que vous regardez souvent le ciel, ou jamais ?

 

Et voilà ! A vous de donner 7 indications sur vous et ensuite de répondre à mes 7 questions. Puis, si vous en avez envie, taguez qui vous voulez et comme vous voulez !Yuehi Tang5

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:54

Vous pouvez enfin réserver mon recueil de nouvelles de science fiction : "Reflets de miroir". Il est à 8 euros, les frais de port à 2,40 euros pour la France et 4,10 euros pour la Suisse.

Envoyez-moi un mail : linacarmen@voila.fr pour faire votre réservation et me spécifier votre mode de paiement : chèque ou paypal. Je ne donnerai mon adresse postale que par mail, en message privé.

Dés que j'ai une vingtaine de réservations, je lance l'impression. Sinon, je vous laisse jusqu'au 1er avril et j'en imprime moins.

 

Voici un résumé :

« Reflets de miroir » regroupe trois nouvelles autour du thème de l’apparence, de notre relation à notre corps ainsi que le regard que nous portons sur nous-mêmes. Lina Carmen utilise ainsi la science fiction pour nous faire réfléchir sur la construction de notre identité.

A Mira, le ministère de l’esthétisme règne en maître. Les adolescents sont bien obligés de travailler pour obtenir l’argent nécessaire à leur chirurgie esthétique. S’ouvriront alors pour eux les portes de l’université et du monde du travail. Bien entendu, tout le monde n’est pas prêt à se soumettre…

Dans l’univers de Vera Kops, on veut aussi lui imposer un physique et un destin tout tracés. Deviendra-t-elle cette grande star désirée par son père ? Où suivra-t-elle sa propre voie ?

Quant à Mireille Derroga, sa vie s’est arrêtée le jour où sa fille est décédée dans un accident. Boulimique, son corps reflète son état d’âme. Mais elle aura l’opportunité de se retrouver face à un « autre moi ». Une Mireille dont les décisions auront été bien différentes…"

N'hésitez pas ! C'est un travail de qualité, je vous défends de trouver des fautes d'orthographe dans mon recueil ! J'ai un correcteur scrupuleux. (ça vaut mieux car c'est pas mon fort...)

 

A très bientôt !

 

LinaP1060099

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 20:24

Voici ma première ébauche concernant mon deuxième texte pour ma participation au concours Autres Mondes sur le théme : "Les glaces galactiques et l'infini intersidéral". Il est beaucoup trop long. Il fait 6777 caractéres alors qu'il ne doit pas dépasser les 6000. Des retouches seront certainement apportées, surtout pour les fautes de grammaire, de français et de conjugaison et pour le raccourcir ! Je vais chercher aussi un autre titre. Mais bon, dites moi déjà ce que vous en pensez ! N'hésitez pas à critiquer.

  

Le Galactic, le 3 septembre 3056.

Nouvelle découverte au palmarès du Colomb.

Après l’exploration du système stellaire Centauri, le vaisseau spatial le Colomb aux commandes du Capitaine Wolf, s’est aventuré dans le système de Polaris. Ce dernier, constitué de deux soleils et de nombreuses planètes, est une vraie mine de recherche pour nos explorateurs chevronnés. Aucune vie n’a été détectée mais ses dix planètes recèlent de nombreux minerais. La surprise vient sans nul doute de la planète des glaces, baptisée également par nos spationautes : Galactika. En effet, après de nombreux tests, il s’avère que cette planète renferme une eau douce aussi pure que nos propres glaciers à l’époque où ils existaient encore. Lors du congrès international de la répartition des découvertes à Saint-Pétersbourg, trois multinationales ont été désignées pour acheminer cette eau si précieuse : la Compagnie Garnier, Klioutchevski et Wan Shi Lu. Attendons-nous dans quelques mois à goûter cette eau « extra-terrestre ».

De Jonaris Pietrik, reporter international.

Le Galactic, le 18 août 3057.

Les brèves du jour.

Ouvrez votre robinet, l’eau que vous buvez aujourd’hui est celle qui vient de Galactika ! Cette eau bénite arrive à point nommé, nos réserves naturelles étant épuisées.

Le prix de l’eau courante a augmenté. Il sera désormais de 56 dollars le m3. Une augmentation de 3%, lié aux frais de transport.

L’association des consommateurs réclame des analyses supplémentaires concernant l’eau venant de Galactika. Assez sceptiques sur sa pureté, ils redoutent un empoisonnement.

Le Galactic, le 20 décembre 3057

Prévisions pour l’année 3058

Quelques augmentations sont à prévoir pour l’année prochaine. Le coût de l’énergie va probablement augmenter de 2% suite à la demande, toujours plus accru. Bien que le climat n’ait pas changé (fortes chaleurs oscillant entre 25° et 45° toute l’année), nos climatiseurs tournent à plein régime. Il y a cinq mois, la température moyenne des bâtiments était de 20°. Depuis deux mois, elle avoisine les 13° !

Le Galactic, le 2 février 3057

Le ministère de la santé en alerte

Une épidémie mystérieuse mais non mortelle frappe une quinzaine de pays. Les personnes touchées ressentent tout d’abord de fortes démangeaisons sur la peau, transpirent abondamment et manifestent une forte sensibilité à la lumière et la chaleur. Les recherches effectuées par l’OMS révélent un agent pathogène inconnu présent dans le sang des patients. La vie des malades n’est pas en danger mais ce mal est assez handicapant. Ne supportant plus la chaleur du soleil, les victimes ne sortent plus en plein jour. Certains les ont d’ailleurs surnommés les « Vampires du froid ».

L’OMS nous certifie que ce virus ne se propage pas dans l’air. Il ne peut être qu’absorbé. Reste à déterminer le vecteur du virus. Différents aliments ont été soumis aux tests, sans résultat. Les recherches continuent. En attendant, les malades ont été confinés dans des hôpitaux spécialisés dont la température interne avoisine les 10°, seul remède soulageant les victimes.

De Jonaris Pietrik, reporter international.

Le Galactic, le 25 septembre 3057

Augmentation alarmante du nombre des Vampires du froid

Le nombre des personnes contaminés par le virus AT1P1 a doublé en quelques mois. Désormais, la moitié de la population mondiale est touchée. D’autres symptômes inquiétant ont touché les malades les plus anciens. Leur peau a pâli au point de devenir translucide et de laisser transparaître les veines bleutés, leurs cheveux et leurs poils ont littéralement disparu et leurs ongles sont tous tombés.

Leur aspect rebutant leur a valu le rejet de la population saine. Nombres d’entre eux se sont regroupés dans des quartiers désaffectés, bien souvent d’anciennes usines réfrigérantes pour aliments. Méfiants, ils ne laissent entrer aucune personne non atteinte par le virus du froid. Sortant peu, on se demande comment ils peuvent s’alimenter…

De Jonaris Pietrik, reporter international.

Le Galactic, le 19 octobre 3057

Les brèves du jour.

Chute des bourses mondiales : c’est la plus grande crise que l’humanité ait jamais connu. La panique gagne déjà la population. Des émeutes et des cas de vandalisme sont à déplorer dans tous les pays. Les trois-quarts de la population mondiale étant atteinte par le virus AT1P1, l’économie est paralysée.

Les Vampires du froid revendiquent leur droit à exister en tant que race à part entière. D’après leur dire, ils sont les « Glacios » et affirment ne pas être malade, seulement différents. Pour preuve, ils ont fait parvenir à l’OMS plusieurs échantillons de leur sang. Aucune trace du virus du froid.

Le Galactik, le 4 janvier 3058

Bilan du congrès international pour la paix

Le principal sujet au programme était l’avenir des « Vampires du froid » ou « Glacios ». Grâce aux échantillons de sang reçus ainsi que ses recherches sur le vecteur du virus, l’OMS a pu déterminer que la transformation de ces humains a été provoquée par un agent pathogène extra-terrestre présent dans l’eau potable provenant de Galactika. Invisible sous sa forme la plus pure, il est localisable lorsqu’il a infecté un humain.

Le plus troublant réside dans la découverte de leur mutation. Outre leur transformation physique, leur physiologie a également été altérée. Ils supportent aisément des températures extrêmement basse grâce à leur sang littéralement froid et comble de l’étonnamment, n’ont pratiquement pas besoin de se nourrir. Plus incroyable encore, leurs capacités physiques : force et rapidité quadruplées qui font de ces créatures des êtres redoutés.

La peur a saisi nombre d’entre nous, surtout qu’aujourd’hui ils représentent la majorité de la population terrestre. Nul doute qu’ils pourraient aisément nous exterminer. Mais soyez rassurés, nous avons un atout : la chaleur. Voici plus d’un millénaire que notre planète s’est réchauffée au point d’enregistrer des températures élevées toute l’année. Les Glacios peuvent difficilement sortir de leurs repaires…

Néanmoins, un ambassadeur, Gérald Parkenstorm, a été dépêché afin d’entamer des négociations avec les Glacios. L’objectif est de trouver un compromis afin qu’humains et Glacios puissent vivre en paix.

De Jonaris Pietrik, reporter international.

Le Galactik, le 21 juillet 3058

Les brèves du jour

La demande des Glacios de rejoindre la planète Galactika afin de s’y installer, a été accepté. L’immigration débutera dans trois semaines.

Un accord de commerce a été signé entre le roi des Glacios, Birladenoasïr I et la terre. Ils nous fourniront de l’eau à moindre coût et nous leur laissons la gestion de Galactika.

L’économie mondiale est repartie. Grâce à la diminution du nombre de la population mondiale, la gestion des ressources terrestre est plus aisée. La faim et la guerre ont disparu. Une nouvelle ère de paix débute.hiver

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 19:44

enfant24.jpg

Elle avait tout supporté. Le mari schizophrène, le rejet de la belle famille, un travail pénible et un studio délabré. Elle avait trouvé la force en elle-même pour ne pas flancher, pour s’accrocher au peu qu’elle avait, en un mot, pour s’en sortir. Elle avait l’âme d’une combattante, prête à affronter tous les obstacles. Elle ne baissait pas les bras.

Et pourtant, elle ne pouvait pas la supporter, elle. Elle avait toujours su qu’elle aurait des enfants. C’était dans l’ordre naturel des choses. Mais elle n’avait jamais réfléchi à la difficulté d’en élever. Comment sa fille pouvait-elle être si insupportable ? Elle n’avait que deux ans, et déjà, elle savait se faire entendre. Elle hurlait constamment.

« Mina arrête de taper avec ce jouet ! Arrête je te dis ! Viens manger, c’est prêt. Tu vas venir oui ? Mais tu ne comprends rien ma parole ! »

Mina ouvre de grands yeux. Elle entend la colère de sa mère, elle ressent ses ondes négatives qui parcourent son corps. C’est électrique, c’est désagréable. Mais quand Latifa vient pour la tirer par le bras, le contact lui est douloureux. Mina laisse sortir sa frustration dans un cri suraigu.

« Tu m’agace, tu m’agace ! Tu n’es qu’une petite garce ! Tu vas voir, les choses ne vont pas se passer comme ça, je vais t’apprendre à obéir ! »

Latifa attrape sa fille et se dirige vers la fenêtre.

Mina se débat. Elle ne veut pas que sa mère la touche. Les frémissements qui s’échappent du corps de sa génitrice sont rebutant. C’est comme le froid qui vous brûle la peau. Les poils se redressent, la chair de poule apparait. Mina voudrait rester sur le sol, loin d’elle. Elle voudrait ne plus l’entendre, ne plus la voir.

Latifa ouvre la fenêtre.

« Tu vois la fenêtre ? Si tu continues, je te jette ! »

Elle joint le geste à la parole et suspend Mina par les pieds, dehors.

La brise fraîche balaie le visage de la petite fille. Elle n’arrive plus à respirer. Elle n’arrive plus à crier. Tout est coincé là, quelque part dans sa gorge. Elle ne peut décrocher ses yeux du sol, si loin et si inquiétant. Un vertige la prend.

Elles habitent tout de même au quatrième étage.

« Enfin ! Tu te tais enfin ! Il était temps ! Tu as compris maintenant ? »

Latifa retourne sa fille et la dépose sur sa chaise.

« Maintenant, tu vas manger et dans le SILENCE ! »

Latifa se couche, exténuée.

Je travaille du petit matin jusqu’au soir à nettoyer les saletés des autres. Je m’épuise pour elle, pour qu’elle ait un avenir. Et c’est ainsi qu’elle me remercie ? Elle est intenable. Elle ne comprend rien, n’écoute rien. Je la déteste. J’aimerai qu’elle soit morte. Mais pourquoi, pourquoi ai-je désiré un enfant ?

Elle sait que la nuit sera laborieuse, comme toutes les nuits. Sa fille ne la laissera pas dormir. Elle va encore se réveiller en hurlant, le visage empli de sueur.

Des cauchemars, encore des cauchemars.

Moi, j’en vis un tout les jours de cauchemar et personne n’est là pour me consoler.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 11:29

Les chats ne sont pas tous fait pour vivre en appartement. Mais heureusement pour les citadins, certains chats s'acclimatent très bien à la vie en appartement. Il développe parfois un comportement assez étonnant. Passons en revue cinq comportements du chat d'appartement.

  

Le quart d'heure de folie.

  

Le chat se met à courir dans tous les sens en émettant des vocalises pendant une à deux minutes, puis, enfin calmé, il commence une séance de toilettage. C'est tout à fait normal ! Puisqu'il vit en appartement, il doit évacuer son trop plein d'énergie emmagasiné pendant la journée. Ces moments de folies sont vitaux à son équilibre psychique.

  

 

Le chasseur de chevilles.

 

Le chat se met à attaquer les chevilles qui passent sous son nez. Deux raisons à ce comportement.

Premièrement, il ne reçoit qu'un ou deux repas par jour. Le soir, il a tellement faim qu'il s'attaque à tout ce qui bouge. En fait, le chat a besoin d'une réserve de nourriture à sa disposition. Il mange entre 10 à 20 fois par jour. En le laissant picorer ainsi, il se calmera. Deuxièmement, ce comportement peut-être la conséquence d'une anxiété. Le chat est avant tout un chasseur et il a besoin d'assouvir ses instincts. Lui aménager différents jeux peut lui permettre de l'aider à se calmer.

 

 Le tigre en cage.

 

Le chat est agressif, il ne se laisse pas câliner, il mort et griffe. Ce comportement est dû à une anxiété en milieu clos. Il n'est pas fait pour la vie en appartement. C'est pour cette raison qu'il faut bien choisir son chat avant de lui imposer une vie à l'intérieur. Parfois, il sera nécessaire de lui trouver un autre foyer où il pourra vivre dehors.

 

Le malpropre.

 

Le se met à uriner hors de son bac. Il peut y avoir différentes raisons à ce comportement. L'origine de ce problème peut être sexuelle (mâle en rut, chatte en chaleur), médicale (cystite, douleurs articulaires) ou bien, le bac ne lui convient pas. Pas assez propre à son goût par exemple. Mais la raison peut, encore une fois, être l'anxiété : à cause d'un déménagement, l'arrivée d'un autre animal ou d'un bébé, l'absence du maître ou l'ennui. Le saccage ! Il s'agit encore d'un signe d'anxiété. La raison ? une perturbation de son territoire ou des relations avec les personnes du foyer.

 

 Il faut savoir que le chat a besoin de stimuli visuel, d'activités ludiques et de chasse. Sans tous ces aspects, il peut être angoissé. A nous donc de le bichonner ! P1050061.JPG

Voici l'un de mes chats : Méziane, un jeune mâle de moins d'un an particuliérement câlin au point d'être un vrai pot de colle ! Une vraie peluche, on en fait ce qu'on veut ! Mais il a les intestins fragiles et il lui faut de la nourriture de première qualité !

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:01

Voici mon premier texte pour le concours Autres Mondes sur le thème : "Les glaces galactiques et l'infini intersidéral".

 

Ma fascination pour l’univers m’avait amené à voyager à bord de l’Orion, aux confins de l’espace. Mon enthousiasme pour cette expédition scientifique avait occulté le danger de ce périple galactique. Comme je regrettais maintenant mon manque de méfiance ! Depuis que nous avions atteint les glaces galactiques, tout allait de travers. Mon vif désir de percer les mystères de cette partie de l’univers dénuée d’énergie, n’était toujours pas assouvi. Nous nagions dans l’ignorance la plus complète.

A vrai dire, c’était assez étrange. Nous planions dans le vide, le néant, sans aucune luminosité. Aucune petite étoile blafarde pour éclairer l’habitacle de notre vaisseau ! Depuis que nous nous étions engouffrés dans cette mélasse noire, tous les moteurs s’étaient arrêtés. Alfred avait bien examiné chaque partie de l’Orion, mais ce mécanicien de génie n’y comprenait rien, lui non plus. Tout était en parfait état de fonctionnement et pourtant… rien ne fonctionnait.

Qu’est-ce que tout cela signifiait ? Le temps s’écoulait encore plus lentement que dans notre galaxie. Impossible d’évaluer le nombre de journées terriennes que nous avions passé depuis l’incident. J’imaginais que de nombreux mois s’étaient succédés. Mes compagnons perdaient espoir, Alfred surtout, qui vidait nos réserves d’alcool à grande vitesse. D’ailleurs, je craignais fortement pour leur santé mentale. Quant à moi, je m’étais installé dans une rêverie coutumière, celle qui m’avait toujours évité de succomber à la folie.

Je rêvais donc à un jardin paisible auréolé de lumière, quand Lisa remarqua une lueur dans le noir du cosmos.

« Regardez ! dit-elle. Il y a une lumière, là-bas ! »

Parcouru d’un grand frisson d’espoir, nous nous sommes tous agglutinés contre la paroi vitrée.

— Mais oui ! s’écria Alfred, il y a une lumière ! Tu as vu ça Tim ? me demanda t-il avec une lueur de folie.

— Oui, j’ai vu. C’est étrange.

— Mais qu’est-ce que ça peut bien être ? demanda notre dernier compagnon, Shivan.

Nous n’en savions absolument rien. Mais après cette longue attente monotone, ce rayonnement apportait un divertissement inespéré. Et qui sait, peut-être un espoir de retour chez nous.

«On dirait qu’elle s’approche remarqua Lisa. »

En effet, la lueur grossissait à vu d’œil. Dans peu de temps, nous saurions  ce qui nous attend : délivrance ou anéantissement ?

Le temps s’écoula dans le silence angoissant de l’attente de la découverte.

— Je crois que c’est un vaisseau, commenta Shivan.

— Ami ou ennemi ? gloussa Alfred, hésitant entre les pleurs et le fou rire.

— Mais… c’est un vaisseau terrien ! s’exclama Lisa au moment où je me faisais silencieusement la même réflexion. Ils viennent nous chercher !

Nous n’avions pas la possibilité de communiquer avec eux. Nous avons donc repris notre interminable attente.

Le vaisseau se rapprocha si près de nous que, grâce à son éclairage intérieur, nous pûmes distinguer ses occupants. Nous restions bouche bé. En face de nous, se profilait nos sosies. Quel était donc ce mirage ? Etait-ce un effet des glaces galactiques à l’image des déserts terriens ? Nous avions l’impression de nous observer dans un immense miroir. Le sentiment d’une hallucination s’évapora rapidement quand nous entendîmes dans nos têtes ma propre voix :

« Terriens, vous vous êtes égarés dans notre monde. Votre présence affecte le bon fonctionnement de notre univers. Nous aimerions que vous regagniez votre galaxie. »

Mes trois compagnons me fixèrent intensément. Je leur fis comprendre que je n’étais pas le porteur de ces paroles.

— Nous sommes plutôt en mauvaise posture, aucune commande ne fonctionnent, nous ne pouvons pas bouger.

— Cette situation est délicate. Il faut absolument que vous quittiez notre univers.

— Puis-je me permettre une petite question ? Qui êtes-vous ? Où plutôt, qu’est ce que vous êtes ? Vous ne pouvez pas être nous…

— Nous avons pris votre forme afin de communiquer avec vous. Notre univers ne se situe pas au même niveau que le vôtre. Il nous a été assez délicat de parvenir à votre état matériel. Notre monde est invisible à vos yeux, mais votre influence est palpable. Depuis votre arrivé, de nombreux bouleversements ont eu lieu, tuant nombre d’entre nous.

— J’en suis désolé, dis-je sincèrement. Nous n’avions pas imaginé créer tant de troubles. Mais nous ne demandons qu’à rentrer chez nous. Pouvez-vous nous aider à retrouver l’usage de notre vaisseau ?

— D’après nos savants votre vaisseau redémarrera quand vous serez dans votre univers. Nous allons vous arrimer et vous éloigner de notre espace.

Ainsi, la bonne vielle méthode de la tractation nous permit de retrouver nos étoiles. Quelle joie de revoir les lumières de l’univers ! Enfin, de notre univers… Nous n’avions pas apporté de données scientifiques des glaces galactiques mais nous avions appris l’essentiel : cette noirceur dans l’infini intersidéral cachait en fait un autre univers. Pourrions-nous un jour le voir ?

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