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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 21:22

Venez lire le 'zine n°5 de l'automne dernier, un petit condensé de talents diverses. A consommer sans modération !

 

webzine.jpg

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:00

hiver.jpgDans le ciel hivernal, sous des myriades d’étincelles, la clarté lunaire se réverbérait sur l’immaculée poudreuse qui tapissait le sol sylvestre.

L’enfant Kalinda, étendue sur la neige, sondait la voûte céleste de ses prunelles grises. Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle n’en avait pas le moindre souvenir.

Ses longs cheveux d’une blancheur irréelle s’étalaient sur un coussin de flocons neigeux. Son nez aquilin, ses oreilles arquées et son teint délavé à l’image du décor environnant, renseignaient sur ses origines royales.

Dénudée, elle ne portait qu’une légère tunique de lin. Attentive aux murmures de la brise glaciale qui lui fouettait le visage, elle écoutait les plaintes de l’hiver.

Insensible à la froidure, elle souriait à chaque gémissement du souffle polaire : les soleils jumeaux dégageaient trop de chaleur, certains lacs résistaient au gel, les oursaks ne respectaient pas leur temps d’hibernation…

Elle n’était pas encore Reine, mais il se plaignait déjà !

L’hiver était l’une des saisons les plus exigeantes. Il tentait toujours de grappiller du temps sur l’année qui lui était accordée. Chaque saison régnait sur les autres pendant une révolution complète de kalend autour des soleils jumeaux. (Ce qui correspond à presque dix années terriennes).

Soudain, kalinda en eut assez. Elle se leva d’un bond et s’élança dans la pente douce qui menait au palais de glace. Elle l’apercevait déjà. Un iceberg informe en pleine terre.

A chaque début d’hiver, les lépidoptères, insectes géants volants au service de la famille royale, ramenaient ce bloc d’eau congelé pour la demeure hivernale. Les talpas, mammifères friands de glace, y creusaient des salles exigus pour l’hibernation.

D’ailleurs, que faisait-elle à l’extérieur ? La saison hivernale était bien avancée. Toute sa famille, plongée dans un profond sommeil, attendait le réveil printanier dans les chambres hibernales.

Sa place se trouvait près d’eux, son corps ne faisant plus qu’un avec l’iceberg.

Brusquement, elle entendit un vacarme assourdissant. Elle se retourna. Une vague déferlante de neige et végétaux tentait de la rattraper. Angoissée, elle accéléra sa course. Ses pieds nus effleuraient à peine le sol. Elle distinguait distinctement le bruit de la marée glacée arrachant les arbres robustes.

Mais que faisait cette avalanche ici ? La région montagneuse se situait à l’autre bout de kalend. Les déclivités étaient infimes en forêt. L’hiver, lui en voulait-il ? Il n’oserait s’attaquer à la future reine…

Elle se rapprochait du palais. Pourrait-elle l’atteindre avant d’être engloutie ? Le palais, craignait-il la destruction ? Elle sentait la respiration cinglante du monstre sur sa nuque. Des flocons de neige lui balayaient le dos. Dans quelques secondes, elle sera happée.

Tout à coup, un violent tremblement de terre secoua le sol. Avant sa chute, kalinda aperçut l’écroulement du palais. Les murs se disloquaient, le toit s’affaissait et un trou béant absorbait les ruines.

Sa vision se brouilla. La noirceur s’imposa à la clarté lunaire. Quand elle ouvrit les yeux, elle suffoqua. La neige allait l’étouffer !

« — Majesté ! Majesté ! lui criait-on. Réveillez-vous ! Un grand malheur frappe kalend ! »

Kalinda inspira profondément. Aucune masse ne lui obstruait le visage. Elle observa Petrik, le gardien de son sommeil qui ne cessait de lui répéter de se réveiller.

Petit être à la fourrure abondante, il essayait de la mettre en garde… en garde contre quoi ? L’avalanche ? Non… ce n’était qu’n rêve.

Encore enlacée par la glace hibernale, elle se concentra pour monter la température de son corps. Le givre fondait doucement tandis qu’elle tentait de se libérer.

« — Majesté ! Enfin vous revenez à vous ! Il se passe quelque chose de terrible, kalend a besoin de vous ! »

Son esprit enfin réceptif à la réalité, elle comprit l’affolement de Petrik. Les murs tremblaient, des stalactites s’effondraient, le palais était l’assaut d’une force inconnue qui avait juré son anéantissement.

Elle projeta sa vision à l’extérieur afin de distinguer les causes de ce ravage. Ce qu’elle découvrit la laissa dans l’expectative. Des monstres d’acier s’attaquaient à la forêt, déracinant les arbres dans un carnage effrayant. Telle l’avalanche de son cauchemar, la dévastation s’approchaient dangereusement du palais de glace. Des êtres volants de métal stationnaient dans le ciel. Ces créatures venues d’ailleurs s’en prenaient à son Royaume bien-aimé.

Une profonde colère se diffusa dans son cœur. Son âme de guerrière s’éveillait en même temps que sa fureur. Résolue à les arrêter, elle lança mentalement un appel au combat.

Sur kalend, créatures et animaux se réveillèrent de leur longue hibernation. Pourtant, le blizzard soufflait encore, l’hiver régnait toujours. Ils avaient entendu l’ordre de leur reine, la grande kalinda Adernus Taïnim, maîtresse des éléments, souveraine au pouvoir considérable à qui tout être vivant vouait une obéissance absolue.

Les soleils jumeaux étendirent leurs rayons d’énergie sur tous les kalendiens à la demande de kalinda. Armés du pouvoir solaire, ils entreprirent une course effrénée vers le lieu de la future bataille.

Face aux machines destructrices, kalinda débuta son offensive. Une âpre guerre s’entamait contre les terriens, ces créatures venues de loin pour s’approprier ces nouvelles terres.

 

De Lina Carmen

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:48

Maxbis.jpg

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 20:36

 Navïs.bis

 

En noir et blanc ! Feutre noir, fin et gros, crayon aquarellable noir. Finalement, le résultat est meilleur quand je reste en noir et blanc. J'aimerai beaucoup réussir avec des couleurs !

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:04

Pour lire le résumé et les chapitres précédents, cliquer ici

 

Le Président Percy était exaspéré. Debout, les mains dans le dos, il allait et venait d’un pas empressé, attendant impatiemment les résultats de son programme informatique. Il était persuadé de trouver l’identité du second terroriste. Car c’est ainsi qu’il percevait ces deux individus, comme des terroristes. Il ne pouvait en être autrement pour ceux qui crachaient dans la main qui les nourrissait !

Tandis qu’il tournait en rond, Richie vint l’informer d’une toute dernière nouvelle.

« — Monsieur le Président, la police a fini sa descente chez Yan Joubert.

    Et bien, amenez le moi immédiatement ! Je vais m’occuper de son cas.

    Il y a juste un inconvénient…

    Mais quoi donc ?! s’écria t-il plein de fureur.

    Il n’était ni chez lui, ni à l’école et des agents le cherchent dans tous les bars fréquentés par les lycéens. Par contre, nous détenons son père répondit l’assistant d’une voix chevrotante.

    Son père ? Et bien, interrogez le ! Nous devons retrouver ce morveux ! Je n’accepterai aucun échec. »

Un bip retenti discrètement sur l’écran immatériel tandis que l’hologramme apparut :

« — Recherche du point de départ du téléchargement terminée. Adresse confirmée : 552 bâtiment A7, résidence haut standing de Monsieur le Président Percy. »

Richie écarquilla les yeux d’étonnement et s’exclama :

« — Le pirate s’est introduit chez vous ! »

Le chef d’état était resté muet d’étonnement tandis que son cerveau bouillonnait devant l’évidence.

« —Non, vous n’y êtes pas Richie. C’est quelqu’un de la maison. Ce ne peut-être que… »

Il hésita à prononcer son nom, réalisant qu’en tant que membre du sexe faible, il avait toujours sous-estimé ses capacités. Après tout, c’est ainsi qu’ils opéraient depuis toujours. Les femmes étaient considérées comme inapte aux postes décisionnaires. Elles se contentaient de s’occuper de leur progéniture, de leur garde-robe et de leurs soins esthétiques.

« —Sonia, ma propre fille », finit-il par avouer dans un souffle.

Son bras-droit n’en était que plus abasourdi. La bouche entrouverte, les yeux élargis, il avait une physionomie plutôt disgracieuse. La fille du président ! C’était donc elle qui complotait avec Yan Joubert pour quitter Mornia à bord d’un aéronef…

La figure défaite, le Président articula calmement ces quelques mots emplis de détermination :

« — Je vais la chercher. Seul. Vous Richie, assurez-vous que M. Joubert nous aide à retrouver son fils. »

Déterminé à préserver l’ordre établi, le dirigeant opiniâtre s’apprêta à affronter la chair de sa chair.

« — Elle est presque aussi intelligente que moi, songea t-il en souriant. J’aurais dû me montrer plus méfiant… »

 

            L’assemblage des différents éléments étaient enfin terminé. La pluie avait particulièrement compliqué leur tâche au départ. Mais heureusement, elle s’était interrompue pendant deux heures, avant de reprendre de plus belle. Cette interruption les avait avantagés.

« —Et bien, il ne reste plus qu’à attendre une nuit sans nuage et nous pourrons nous envoler ! indiqua Yan.

    Demain pourrait-être le grand départ… murmura Sonia doucement, les yeux pétillant d’excitation. Comme je suis heureuse ! » ajouta t-elle plus fort, en sautant au cou de son compagnon.

Yan la serra contre lui, s’imaginant tous les deux dans la nacelle, tout là-haut dans le ciel, survolant cet abîme de bêton et atteindre cet océan émeraude…

 

« — Vous a-t-il appris quelque chose ? demanda Richie au policier.

    Non, toujours rien. Il est coriace celui-là ! Pourtant, je n’ai pas été tendre avec lui. »

Le visage boursouflé, Sylvain leva les yeux vers le nouveau venu. Le grand gaillard qui avait pour mission de lui prélever des informations concernant Yan avait utilisé ses poings, pensant ainsi le faire parler.

Mais c’était sans compter sur la fierté d’un père qui venait d’apprendre que son fils envisageait de quitter cet enfer à bord d’une machine volante ! Ainsi, son garçon devenu grand avait eu plus de cran que lui. Il avait trouvé le moyen de s’enfuir. Si sa mère pouvait voir ça ! Elle qui ne désirait qu’une seule chose, fuir cette ville inhumaine.

« —Monsieur Joubert, essaya le valet du Président, si vous ne nous aidez pas, non seulement vous ne pourrez jamais revoir votre fils, mais de plus, vous irez passer le reste de votre vie dans une geôle infestée de rats, sans aucun sanitaire, n’ayant pour toute nourriture qu’un morceau de pain rassis par jour. Vous y mourrez de faim. Êtes-vous certain de désirer garder le silence ? »

Pour toute réponse, le détenu cracha par terre, prêt à encourir tous les sacrifices pour permettre à Yan d’accomplir le rêve que lui-même n’avait pas réussi à atteindre.

Le flic pervers lui asséna un nouveau coup dans les côtes. Excédé devant tant de résignation, Richie quitta la pièce afin de réfléchir.

Tandis que le bourreau poursuivait sa sordide tâche, il chercha un moyen ingénieux de soutirer les informations nécessaires. Il était clair qu’il ne parlerait pas. Même les menaces n’avaient pas d’effets sur lui. Le seul moyen d’arriver à leurs fins était de le tromper, l’obliger malgré lui à leur servir Yan sur un plateau.

Son regard s’illumina. Il avait une solution ! Le Président Percy ne pourra que le féliciter pour cette heureuse initiative…

 

De Lina Carmen

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:16

"Les ruelles sombres, la solitude et les substances euphorisantes font parties de ma vie depuis toujours.

C'est ainsi qu'on vit à Mornia, quant on a la malchance de naître dans les bas-fonds.

J'enviais beaucoup les friqués qui se pavanent dans le luxe des sommets des tours. Mais plus maintenant. J'ai rencontré Sonia et elle a bouleversé ma vie. C'est une fille épatante... et si jolie !

Un amour comme le nôtre, entre une fortunée et un misérable est totalement interdit à Mornia. Mais nous avons une solution : nous enfuir de cette ville maudite !

Il est vrai que la ville est encerclée d'immenses murailles, surveillées par des caméras intelligentes.

On nous a toujours enseigné que la vie en dehors des fortifications était dangereuse, voire mortelle. Mais quelles sont ces dangers ?

Du haut d'une tour, Sonia et moi avons contemplé l'horizon. Un vert émeraude s'étend par delà la ville. Rien de menaçant.

Nous avons donc décidé de construire un aéronef et de nous envoler vers la liberté."

 

L'émeraude oubliée :

chapitre 1

chapitre 2

chapitre 3

chapitre 4

chapitre 5

chapitre 6

chapitre 7

 

fantastique5

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:15

Pour lire le chapitre précédent, cliquer ici

 

 

aerostat2.jpg

 

Arthur contemplait avec admiration le paysage qui défilait devant lui. C’est donc ici que vivaient les friqués ! Le paradis des intellos comme lui…

 

L’autoélectre s’arrêta devant une magnifique porte vitrée ornée de poignées couleur or. Son guide, un policier des hauteurs, lui demanda de le suivre. Ils entrèrent dans un large hall dont les murs et le sol étaient recouverts de moquette rouge et noir. Des canapés étaient intelligemment disposés pour permettre à un petit groupe des échanges chaleureux et confortables. Des gardiens étaient en faction à chaque porte. Ils étaient bien dans les appartements présidentiels !

 

Après un court trajet en ascenseur, son accompagnateur le laissa seul devant une nouvelle porte :

 

« —Le Président Percy vous attend dans son bureau. Vous n’avez qu’à frapper. »

 

Il s’éclipsa rapidement. Le jeune garçon sentit l’angoisse monter en lui. Ce n’était pas le moment de chanceler ! Son destin était entre ses mains. C’était à lui de se montrer à la hauteur de son QI.

 

Il frappa fermement.

 

« —Entrez ! » vociféra une voix tonitruante.

 

Décidé à ne pas se laisser intimider par le porteur d’une voix si autoritaire, Arthur poussa la porte avec vigueur.

 

« —Arthur Sapin je présume ? demanda l’homme assis devant un bureau.

—Oui, c’est bien moi.

—Avancez-vous jusqu’ici que je vous vois un peu mieux. »

 

Le Président se leva et se planta devant le lycéen, le fixant du regard. Sa haute taille et son aspect imposant firent tressaillir Arthur. Il avait un visage ferme et froid qui dénotait sa personnalité dominatrice.

 

« —Alors c’est vous qui espérez vivre ici ?

—Oui monsieur…

—Et qu’avez-vous à m’offrir en échange ?

—Et bien…dit-il hésitant. Le nom et l’adresse d’un de mes camarades qui s’est introduit dans les hauteurs grâce à une clé électronique.

—Et vous pensez que ces informations seront suffisantes pour vous permettre de vous installer chez nous ? ajouta t-il avec un sourire méprisant.

—Heu…bafouilla le jeune homme, déstabilisé. Je peux aussi vous expliquer ce qu’il m’a demandé de concevoir.

—Et vous croyez que ça m’intéresse vraiment ?

—C’est quand même une chose peu ordinaire… il m’a demandé de l’aider à concevoir la maquette d’un aérostat, lâcha t-il dans l’espoir d’être pris au sérieux. »

 

L’expression du chef d’état changea. Le rictus dédaigneux s’effaça pour laisser place à la réflexion. Richie avait donc vu juste…

 

« — Très bien, dites moi tout ce que vous savez et vous serez récompensé. »

 

Arthur sentit qu’il avait marqué un point. Il s’empressa de raconter comment Yan l’avait contacté, les plans qu’il lui avait montré et le cyber-intellect neuf qu’il lui avait offert.

 

 

Il pleuvait depuis le petit matin. Quand Yan s’était réveillé, vers midi, il ne pensa qu’à une seule chose. Retourner là-haut et s’assurer que tout était resté à l’abri sous la bâche.

 

Les gouttes d’eau tombaient avec légèreté, mais il était dans les bas-fonds. Sur le toit de l’immeuble, la pluie pouvait tomber avec fracas et abimer leur aérostat.

 

Prévoyant, il emporta quelques vêtements et de quoi manger. En partant, il croisa son père qu’il salua rapidement. Il ne savait pas que c’était la dernière fois qu’il le voyait…

 

Sonia était énervée. C’était « repas de famille » aujourd’hui. Sa mère lui avait demandé instamment de se préparer avec élégance pour 11h30. Son père devait les emmener dans le plus chic des restaurants.

 

Mais il pleuvait des cordes ! Toute son attention était focalisée sur l’aérostat. Etait-il bien à l’abri ? Elle n’avait qu’une envie, s’en assurer personnellement.

 

Elle fut soulagée lorsque sa mère vint la trouver pour lui annoncer que son père avait annulé la sortie. Une affaire urgente l’avait retenu au bureau.

 

Ravie et inquiète à la fois, elle demanda la permission de passer la journée chez une amie. Sa mère, qui semblait abattue par l’absence de son époux, accepta sans poser une seule question.

 

Rapidement, Sonia empaqueta quelques sandwiches et des habits de rechange. Elle s’empressa d’atteindre leur immeuble.

 

 

Le Président Percy aboya des ordres. Ce Yan Joubert n’allait pas s’en sortir comme ça ! Et pourquoi voulait-il construire un aérostat ? Prévoyait-il de quitter Mornia par les airs ? Quel ingrat ! Leurs ancêtres avaient tout prévu pour qu’ils puissent vivre tranquillement et lui, il voulait s’embarquer vers le monde sauvage !

 

Mais comment s’était-il procuré les plans ? Voilà des semaines qu’il essayait de trouver le pirate. Ce pouvait-il que ce soit lui ? Impossible, celui qui avait téléchargé ces plans était particulièrement intelligent. S’il avait eu besoin de cet Arthur Sapin pour finaliser ce projet… c’est qu’il s’était fait aider pour les plans.

 

Le jeune homme avait parlé aussi d’une amie à qui Yan désirait montrer la maquette. Qui pouvait-elle être ? Etait-elle impliquée dans tout ça ?

 

Depuis hier, il avait lancé un programme qui devait déterminer d’où les plans avaient été copiés. Il devait encore attendre quatre heures avant d’avoir la réponse.

 

En attendant, il voulait interroger ce Yan au plus vite. Ses sbires personnels étaient en route. Ils avaient intérêt à le ramener.

 

« — Et pour Arthur Sapin ? demanda Richie.

    Enfermez-le. Je ne veux plus voir ce miséreux.

    Mais… vous m’aviez promis ! se récria Arthur. »

 

Un garde l’attrapa par le bras et l’emporta tandis que, terrifié, il hurlait toute sa rage.

 

 

            Yan était trempé lorsqu’il retrouva leur cachette. Sonia était là, s’affairant sous la toile plastique.

 

« — Que fais-tu ? lui demanda t-il.

    Yan ! Tu es là ! J’étais inquiète quand j’ai vu la pluie tomber. J’essaie de bloquer cette barre de fer pour tenir la bâche. »

 

Il empoigna la tige et tenta de la maintenir debout. La lourde toile détrempée ne facilitait pas l’opération. Finalement, ils la bloquèrent entre deux lourdes caisses.

 

« — Nous voilà à l’abri ! proclama Yan »

 

Sonia lui sourit. Le bruit de l’eau roulant sur la tente apportait une ambiance romantique. Heureux d’être simplement ensemble, ils déjeunèrent des victuailles qu’ils avaient tous les deux apporté.

 

Ils parlèrent encore et encore de leur projet et décidèrent de profiter de leur après-midi afin de terminer l’aérostat. Ils travaillèrent ainsi, dans la joie et la bonne humeur, insouciant des dangers qui les menaçaient…

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 21:57

 

Dernières nouveautés : mon texte final concernant le concours pour le Zine autres mondes et mes dernières lectures, quelques nouvelles de H.G. Wells.

 

Allez donc plus bas pour lire tout ça.

 

Bonne lecture.

 

Lina

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 21:54

Pitt humait l’air de ses larges narines.

« — Mais ça sent mauvais ici Smok !

    Allons, allons, répondit ledit Smok, des Arkéotrouvs comme nous n’ont pas peur d’une mauvaise odeur.

    C’est sûr que c’est pas les Gniponchams qui prendraient la peine de venir jusqu’ici ! »

C’était toujours ainsi que les Técrabies parlaient des Gniponchams, ce peuple parasite et fainéant. Pitt était fier d’être un Técrabie Arkéotrouv. Il aimait découvrir des royaumes en ruine comme celui-ci. Il imaginait tous les trésors qu’ils pouvaient receler… et il s’activait pour les retrouver. Malheureusement, jusqu’à maintenant, il n’en avait trouvé aucun. Ce n’était pas Smok qui l’aiderait ! En bon Técrabie, il se contentait de chercher à révéler le passé de ces vestiges.

Cet endroit était plutôt inquiétant. Les murs rougeauds ruisselaient d’humidité et le sol détrempé s’enfonçait sous leurs pieds. Du silence pesant émanait une tension angoissante.

« — Kof, kof, toussota Pitt bruyamment. Alors Smok, que penses-tu de cet endroit ?

    Nous n’avons pas encore commencé les analyses biologico-chimico de la représentation graphique de cette immense saillie.

    Tu veux dire qu’il faut d’abord que tu examines les lieux avant d’en penser quoique ce soit ?

    Occupes-toi d’enclencher le compilator sur cette zone au lieu de commenter mes commentaires. »

Smok détestait quand Pitt faisait ça, exprimer simplement ses propos. A quoi servaient ses longues études s’il ne pouvait pas de temps en temps énoncer des faits scientifiques avec les mots appropriés ?

Irrité, il attrapa sa louchote pour la placer devant son œil droit tandis qu’il s’agenouillait. La louchote, reliée par un bras mécanique à son casque, lui permettait de grossir un millier de fois les éléments du sol. Il avait remarqué les restes probables d’une créature.

Le compilator que Pitt tenait entre les mains balaya les débris environnant de son rayon laser.

« — Hum, commenta Smok. Connais-tu la légende concernant cet endroit ?

    La légende ? Il y a une légende ?

    On raconte qu’il y a des milliers de secrons, des Suvirs d’une force redoutable se sont emparés de ce royaume. On dit que la vie y foisonnait et qu’en quelques secrons seulement, ils ont absolument tout détruit, ne laissant rien sur leur passage. Enfin, presque rien, car j’ai quelque chose. Tu peux amener le rayon du compilator ici ? »

Pitt dirigea le faisceau bleuté sur la zone concernée. Il donna les résultats à son collègue qui émit une hypothèse :

 « — Mais bien sûr… chuchota Smok, pensif. Nous avons ici le cadavre d'un des plus puissants des Lekosits !

    Qu’est-ce que c’est ça, un Lekosit.

    Tu ne connais pas les Lekosits ?

    Non.

    Vraiment Pitt, tu as encore tout à apprendre ! Un Lekosit, c’est un féroce guerrier. Il est possible que des milliers de Lekosits protégeaient ce royaume.

    Et ben, ils n’étaient pas si féroce vu les ruines qui nous entourent !

    J’ai bien peur que la légende se révèle véridique et que ces valeureux guerriers ont tous été décimés par une armée invincible, des Suvirs particulièrement sanguinaire. J’aimerai beaucoup trouver les restes d’un de ces soldats. Continue à analyser le sol. »

En bon exécutant, Pitt balada le laser de sa machine autour de lui. Il continua ses recherches un peu plus loin, Smok sur ses talons. A plusieurs reprises, les données désignant les dépouilles des Lekosits s’affichèrent sur l’écran. Mais aucune trace des Suvirs.

« — C’est incroyable ! s’étonna Smok. Tout ces Lekosits sont morts sans faire une seule victime chez l’ennemi… »

Tous deux marchèrent à travers les ruines, à la recherche d’un indice les éclairant sur cette guerre.

Les yeux tournés vers le sol, ils ne remarquèrent pas tout de suite le mur qui se dressait devant eux.

 « — C’est peut-être derrière cette muraille que se trouve le trésor…

    Hum… réfléchissait Smok, ignorant l’allusion aux richesses improbables. Nous pourrions envoyer l’apréleveuse dans l’une de ces petites cavités. »

Il ouvrit un compartiment de sa sinturforte et en sortit un robot miniature plus petit que l'un des doigts de Smok. Il l’activa et l’envoya dans l’un des trous qui ornait la paroi.

Ils n’eurent pas le loisir de s’impatienter. L’engin miniature revint vite vers les deux chercheurs, un tissu moléculaire entre les pattes.

Délicatement, Pitt récupéra le précieux fragment pour le placer dans une alvéole du compilator.

« — La composition est de 65% de tyjiène et 34 % d’anzème.

    Comme c’est étrange… murmura Smok. Il faut trouver l’entrée ! »

Ils longèrent l’obstacle sur plusieurs mètres avant d’apercevoir une ouverture circulaire au-dessus de leurs têtes.

Ils enclenchèrent l’anti-gravité de leurs sinturfortes. Aussi légers qu’une plume, ils s’envolèrent près de l’entrée. Battant des bras pour avancer, ils pénétrèrent dans un tunnel ténébreux. Les sintufortes désactivées, ils utilisèrent l’apréleveuse comme lumière, car elle pouvait aussi faire la luciole. Le long couloir se terminait par une large alcôve.

Ce qu’ils virent à ce moment précis, resta une vision irréelle et terrifiante, gravée à tout jamais dans leurs mémoires. Sur un lit de sang, gisait le cadavre d’une Sellulereine. Ses longues membranes écarlates témoignaient de sa beauté passée. Elle était étendue telle une déesse vaincue, une guerrière morte l’épée en main. Elle, la mère de la vie, elle avait péri. Ses fidèles Lékosits terrassés, son royaume dévasté, elle avait succombé sous le poids d’un ennemi trop puissant. Son cadavre inspirait le respect. Cette glorieuse Reine méritait qu’on la laissât reposer en paix.

Intimidés, nos deux chercheurs rebroussèrent chemin en silence.

Ils décidèrent de quitter ce royaume en ruine, de ne rien ajouter à la légende.

Ils s’élancèrent tristement dans les airs.

Derrière eux, un royaume s’étendait. Sous leurs pieds, la silhouette d’un homme se découpait. Un corps inerte dans un lit défait. Une vie foudroyée par un virus mortel.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 17:34

HGWells4Bonjour à tous !

 

En ce moment, je suis plongée dans les nouvelles de H.G. Wells. Afin de vous en faire profiter, vous pouvez lire tout un dossier consacré à ces sept titres. Référez-vous à la colonne de gauche, sous le titre "Pages".

 

Bonne lecture !

 

Lina Carmen

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