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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 17:29

SF6 (2)

 

Liam attendait patiemment que le directeur la fasse entrer dans son bureau. Encore une convocation ! Elle en avait assez de ces grands benêts qui n'y comprenaient rien.

 

Un grand gaillard d'un mètre quatre vingt ouvrit enfin la porte pour lui lancer avec froideur : "C'est à vous mademoiselle !".

C'était lui, le directeur. Il était plutôt impressionnant avec sa carrure d'athlète et son visage de militaire. Mais pas assez pour Liam qui n'avait peur de rien.

 

D'ailleurs, elle lui asséna un regard plein d'audace pour bien lui signifier qu'il ne lui faisait ni chaud, ni froid. Une manière de lui exprimer que cette entrevue ne changerait rien.

 

Il s'installa dans son fauteuil dernier modèle et lui fit signe qu'elle pouvait prendre place dans la moitié d'œuf qui devait lui servir de siège. Elle détestait ces « reposes fesses » qui manquaient totalement d'imagination. Comme tout dans son monde d'ailleurs.

 

L'humanité était arrivée à un tel degré de technologie qu'elle s'était sentie obligé de tout réduire à l'essentiel et bien entendu, à une seule teinte de couleur pour l'ameublement : le gris.

 

Ils pouvaient bien avoir des engins volants, des pistolets à rayons lasers, des pilules rajeunissantes ou être passé maître dans l'art de la création in-vitro, de la conquête de l'espace ou du commerce intergalactique, tout cela n'était que chimère pour Liam. Vapeur d'eau qui ne prendrait sa valeur que si elle pouvait repasser à l'état liquide.  Ce qui n'était pas pour maintenant apparemment.

 

"- Bien, vous devez vous douter de la raison de cet entretien n'est-ce pas ?

- Mouais, ronchonna t-elle, indifférente.

- Puisque vous n'avez pas l'air de désirer vous rappeler vos méfaits, je vais le faire pour vous."

 

Il glissa ses mains sur son bureau et une fenêtre informatique s'agrandit sous ses doigts :

"- Voyons, vous avez tout d'abord saboté une expérience en cours de chimie,

- Je n'ai rien saboté ! le coupa t-elle. J'ai juste tenté autre chose. On avait toutes sortes d'éléments à notre disposition, pourquoi se contenter d'une seule formule ?

- Tout simplement parce que c'était ce que vous demandait votre professeur ! Vous n'avez pas à sortir des consignes, c'est la base de la discipline !

- Poufff!!! souffla t-elle excédée.

- Et ne me manquez pas de respect par la même occasion ! " hurla t-il en tapant du plat de la main sur la table.

 

Liam reprit contenance et le fixa droit dans les yeux. Agacé, le directeur reprit ses reproches :

"- Vous avez repeint les toilettes des filles en rose....

-C'est ma couleur préféré, se dit-elle, c'est si sinistre en gris !

- D'ailleurs, on se demande comment vous avez fait pour vous la procurer.

- Il m'a suffit de la fabriquer idiot ! continua t-elle à se dire.

- Et pour couronner le tout, vous avez dérangé le travail de vos camarades de classe en tapant sauvagement sur les murs !

- Je faisais de la musique et non du bruit, imbécile ! J'ai le rythme dans la peau moi, pas comme toi, gros lourdaud.

- On se demande vraiment ce qui peut bien se passer dans votre tête ! Et tout ceci depuis votre dernière convocation, qui ne remonte qu'à huit jours ! Pouvez-vous m'expliquer votre comportement mademoiselle ?"

 

Il fit enfin une pause et la scruta intensément. Mais que voulait-il qu'elle lui dise ? La vérité ? Mais pourrait-il comprendre qu'elle détestait cette société qui n'était focalisée que sur les activités qu'elle jugeait utile ?

 

Pratiquement personne ne savait ce qu'était la musique, la peinture, la danse ou la poésie. Tout ceci avait disparu pour laisser place à une économie accès sur la réussite. Chacunes de leurs actions devaient permettre à la société de survivre, tout travail devait concourir à nourrir, loger, procréer, soigner...

 

La survivance du plus fort devait passer par les efforts assidus de chaque habitant. Et ils n'avaient pas le choix s'ils voulaient le minimum vital. Toute personne inutile à la société était tout simplement effacée.

 

Elle savait tout cela car elle avait eu un grand-père clairvoyant qui, enfant, avait connu les joies que pouvaient procurer la connaissance des différents arts considérés comme stériles aujourd'hui. Il l'avait aidé à développer son imagination et elle était très douée pour ça. Mais bien entendu, ce directeur si fidèle à la discipline, ne pouvait pas comprendre.

 

Elle se contenta de répondre :

"- J'en sais rien, j'ai pas réfléchi.

- Vous n'avez pas réfléchi ? répéta t-il abasourdi. Je n'ai plus le choix, je suis obligé de vous livrer aux Redresseurs, ajouta t-il d'un ton dépité. Je vais les contacter immédiatement et ils viendront vous chercher.

- Quoi ??? s'exclama Liam."

 

Il ne pouvait pas lui faire ça ! Les Redresseurs étaient de vrais sadiques qui faisaient des lavages de cerveaux  à leurs prisonniers. C'était la mort assurée de son esprit.

 

"- Attendez-moi ici, je vais les appeler dans une autre pièce."

"- Oui, c'est ça, barre toi se dit-elle. Comme si j'allais attendre sagement qu'on vienne m'emmener en enfer."

 

Dés qu'il referma la porte, elle se précipita sur son bureau et chercha à l'ouvrir. Bien entendu, tout était bouclé ! Elle ne pouvait pas espérer y trouver une arme. Il ne lui restait plus qu'à s'enfuir, à défaut de se battre.

 

La porte était verrouillée elle aussi. Par contre, la fenêtre n'était qu'une simple vitre en verre. Elle la fracassa d'un coup de pied grâce à ses bottes renforcées. Bien entendu, pour compliquer le tout, elle était au quatrième étage ! Qu'importe, elle n'était pas sujette au vertige. Elle se faufila par l'ouverture et posa son pied sur le rebord.

 

Heureusement, le mur métallique comportait de nombreux interstices où elle pouvait poser le bout de ses pieds ainsi que l’extrémité de ses doigts. Sa descente ne fut pas aisée mais elle était assez souple pour y parvenir. Tandis qu'elle s'échappait, elle perçut des vas et vient dans le bâtiment. On avait certainement remarqué son absence... Elle devait faire vite si elle ne voulait pas se faire prendre !

 

Après de nombreux efforts, elle retrouva le plancher des vaches. Elle scruta les environs. Rien en vu. Elle courut alors à toute vitesse pour sauter sur sa moto qui s'envola rapidement au sixième niveau. A partir de maintenant, elle serait considérée comme une rebelle. Cette idée ne l'attrista pas. Bien au contraire, un sentiment de liberté lui étreignit la poitrine.

 

De Lina Carmen

 

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commentaires

magsam 13/11/2010 00:25


Coucou Carmen tu vas bien? Franchement je pense te l'avoir deja dis 50 fois au moins mais quel imagination et surtout vocabulaire j'ai toujours admiré car moi dans mes histoires que j'ecris pour
moi heureusement lol je me repete tres souvent et beaucoup de fautes de frappe
je ne t'oublie toujours pas ne t'inquiétes pas la en ce moment j'ai encore des commandes a l'avance pour noel mais entre deux je vais faire ben c'est la surprise par rapport au texte que tu m'as
envoyé et moi faut toujours que je t'envois mon dessin j'ai vraiment pas de tete
je te fais de gros bisous passe une belle et douce nuit


christina 09/11/2010 16:01


coucou Lina,
super ton histoire bravo!!
je te souhaite une bonne semaine
pleins de gros bisous
Christina


Lina Carmen 11/11/2010 20:21



Bonsoir Christina !


Ravie qu'elle te plaise !


Bonne soirée.


Lina



Caliope 05/11/2010 23:49


Waouh, ça a changé ici ! Un moment que je ne suis pas venue mais je ne t'oublie pas. J'ai fait un drôle de rêve qu'il faudra que j'écrive, à cause du jetpak !
Je te souhaite un bon week end, bisous.


Lina Carmen 06/11/2010 20:15



super ! Mon article t'a donné des idées, c'est génial.



Cilou 02/11/2010 18:42


COucou, j'ai u_n peu de temps ce soir alors je lis tes histoires! J'aurais pu prendre un livre mais non, j'avais envie envie d'aller chez toi! Toujours en haleine....Merci, Bisous, CIlou


Lina Carmen 04/11/2010 20:58



Wouah ! Je suis flattée que tu aies préféré mes histoires à un bouquin. !


Je t'embrasse.


Lina