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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:15

Pour lire le chapitre précédent, cliquer ici

 

 

aerostat2.jpg

 

Arthur contemplait avec admiration le paysage qui défilait devant lui. C’est donc ici que vivaient les friqués ! Le paradis des intellos comme lui…

 

L’autoélectre s’arrêta devant une magnifique porte vitrée ornée de poignées couleur or. Son guide, un policier des hauteurs, lui demanda de le suivre. Ils entrèrent dans un large hall dont les murs et le sol étaient recouverts de moquette rouge et noir. Des canapés étaient intelligemment disposés pour permettre à un petit groupe des échanges chaleureux et confortables. Des gardiens étaient en faction à chaque porte. Ils étaient bien dans les appartements présidentiels !

 

Après un court trajet en ascenseur, son accompagnateur le laissa seul devant une nouvelle porte :

 

« —Le Président Percy vous attend dans son bureau. Vous n’avez qu’à frapper. »

 

Il s’éclipsa rapidement. Le jeune garçon sentit l’angoisse monter en lui. Ce n’était pas le moment de chanceler ! Son destin était entre ses mains. C’était à lui de se montrer à la hauteur de son QI.

 

Il frappa fermement.

 

« —Entrez ! » vociféra une voix tonitruante.

 

Décidé à ne pas se laisser intimider par le porteur d’une voix si autoritaire, Arthur poussa la porte avec vigueur.

 

« —Arthur Sapin je présume ? demanda l’homme assis devant un bureau.

—Oui, c’est bien moi.

—Avancez-vous jusqu’ici que je vous vois un peu mieux. »

 

Le Président se leva et se planta devant le lycéen, le fixant du regard. Sa haute taille et son aspect imposant firent tressaillir Arthur. Il avait un visage ferme et froid qui dénotait sa personnalité dominatrice.

 

« —Alors c’est vous qui espérez vivre ici ?

—Oui monsieur…

—Et qu’avez-vous à m’offrir en échange ?

—Et bien…dit-il hésitant. Le nom et l’adresse d’un de mes camarades qui s’est introduit dans les hauteurs grâce à une clé électronique.

—Et vous pensez que ces informations seront suffisantes pour vous permettre de vous installer chez nous ? ajouta t-il avec un sourire méprisant.

—Heu…bafouilla le jeune homme, déstabilisé. Je peux aussi vous expliquer ce qu’il m’a demandé de concevoir.

—Et vous croyez que ça m’intéresse vraiment ?

—C’est quand même une chose peu ordinaire… il m’a demandé de l’aider à concevoir la maquette d’un aérostat, lâcha t-il dans l’espoir d’être pris au sérieux. »

 

L’expression du chef d’état changea. Le rictus dédaigneux s’effaça pour laisser place à la réflexion. Richie avait donc vu juste…

 

« — Très bien, dites moi tout ce que vous savez et vous serez récompensé. »

 

Arthur sentit qu’il avait marqué un point. Il s’empressa de raconter comment Yan l’avait contacté, les plans qu’il lui avait montré et le cyber-intellect neuf qu’il lui avait offert.

 

 

Il pleuvait depuis le petit matin. Quand Yan s’était réveillé, vers midi, il ne pensa qu’à une seule chose. Retourner là-haut et s’assurer que tout était resté à l’abri sous la bâche.

 

Les gouttes d’eau tombaient avec légèreté, mais il était dans les bas-fonds. Sur le toit de l’immeuble, la pluie pouvait tomber avec fracas et abimer leur aérostat.

 

Prévoyant, il emporta quelques vêtements et de quoi manger. En partant, il croisa son père qu’il salua rapidement. Il ne savait pas que c’était la dernière fois qu’il le voyait…

 

Sonia était énervée. C’était « repas de famille » aujourd’hui. Sa mère lui avait demandé instamment de se préparer avec élégance pour 11h30. Son père devait les emmener dans le plus chic des restaurants.

 

Mais il pleuvait des cordes ! Toute son attention était focalisée sur l’aérostat. Etait-il bien à l’abri ? Elle n’avait qu’une envie, s’en assurer personnellement.

 

Elle fut soulagée lorsque sa mère vint la trouver pour lui annoncer que son père avait annulé la sortie. Une affaire urgente l’avait retenu au bureau.

 

Ravie et inquiète à la fois, elle demanda la permission de passer la journée chez une amie. Sa mère, qui semblait abattue par l’absence de son époux, accepta sans poser une seule question.

 

Rapidement, Sonia empaqueta quelques sandwiches et des habits de rechange. Elle s’empressa d’atteindre leur immeuble.

 

 

Le Président Percy aboya des ordres. Ce Yan Joubert n’allait pas s’en sortir comme ça ! Et pourquoi voulait-il construire un aérostat ? Prévoyait-il de quitter Mornia par les airs ? Quel ingrat ! Leurs ancêtres avaient tout prévu pour qu’ils puissent vivre tranquillement et lui, il voulait s’embarquer vers le monde sauvage !

 

Mais comment s’était-il procuré les plans ? Voilà des semaines qu’il essayait de trouver le pirate. Ce pouvait-il que ce soit lui ? Impossible, celui qui avait téléchargé ces plans était particulièrement intelligent. S’il avait eu besoin de cet Arthur Sapin pour finaliser ce projet… c’est qu’il s’était fait aider pour les plans.

 

Le jeune homme avait parlé aussi d’une amie à qui Yan désirait montrer la maquette. Qui pouvait-elle être ? Etait-elle impliquée dans tout ça ?

 

Depuis hier, il avait lancé un programme qui devait déterminer d’où les plans avaient été copiés. Il devait encore attendre quatre heures avant d’avoir la réponse.

 

En attendant, il voulait interroger ce Yan au plus vite. Ses sbires personnels étaient en route. Ils avaient intérêt à le ramener.

 

« — Et pour Arthur Sapin ? demanda Richie.

    Enfermez-le. Je ne veux plus voir ce miséreux.

    Mais… vous m’aviez promis ! se récria Arthur. »

 

Un garde l’attrapa par le bras et l’emporta tandis que, terrifié, il hurlait toute sa rage.

 

 

            Yan était trempé lorsqu’il retrouva leur cachette. Sonia était là, s’affairant sous la toile plastique.

 

« — Que fais-tu ? lui demanda t-il.

    Yan ! Tu es là ! J’étais inquiète quand j’ai vu la pluie tomber. J’essaie de bloquer cette barre de fer pour tenir la bâche. »

 

Il empoigna la tige et tenta de la maintenir debout. La lourde toile détrempée ne facilitait pas l’opération. Finalement, ils la bloquèrent entre deux lourdes caisses.

 

« — Nous voilà à l’abri ! proclama Yan »

 

Sonia lui sourit. Le bruit de l’eau roulant sur la tente apportait une ambiance romantique. Heureux d’être simplement ensemble, ils déjeunèrent des victuailles qu’ils avaient tous les deux apporté.

 

Ils parlèrent encore et encore de leur projet et décidèrent de profiter de leur après-midi afin de terminer l’aérostat. Ils travaillèrent ainsi, dans la joie et la bonne humeur, insouciant des dangers qui les menaçaient…

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Published by Lina Carmen
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commentaires

Malek Hamadou 05/03/2011 19:18


Un super passage ! C'est prenant, il y a de la trahison, du suspens, Yann et Sonia vont ils réussir à s'échapper ? J'ai vraiment aimé et on a vraiment envie de lire la suite ! Un passage très
réussi ! Bravo, Lina !


Lina Carmen 11/03/2011 18:53



Bonsoir Malek ! Merci  beaucoup, je suis heureuse que l'histoire te plaise. Bonne soirée. Lina



Beatrice 03/12/2010 15:53


coucou me revoici !
le départ approche...j'espère qu'ils vont y arriver malgré tout ce qui se trame, et surtout suis curieuse de savoir ce qu'il y a au dela de marmia
bisous à toi et merci
béa


Lina Carmen 03/12/2010 18:30



Oh oui, ils vont y arriver mais après quelques péripéties ! Ensuite, il y aura une seconde partie avec leur "vie" de l'autre côté.


Bisous Bea et merci pour ta fidélité !


Lina