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  • Lina Carmen
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman
  • Auteur avant tout pour la jeunesse, mon roman "L'émeraude oubliée : l'évasion", tome 1 sort en juin 2014, avec les éditions La Bourdonnaye. Les deux autres tomes suivront fin 2014 et en 2015. J'écris aussi pour les adultes avec deux autres roman

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:25

En tant qu'auteur, nous sommes tous à la recherche de renseignements afin de mener nos projets à bien. L'une des grandes questions que l'on retrouve sur la toile est : "Peut-on réussir sans l'édition classique ? Peut-on vivre de l'autoédition ?"

Il est vrai que nous avons peu de recul afin de fournir des statistiques. Mais il est possible de s'inspirer de l'exemple des plus téméraires d'entre nous. J'aimerai donc vous laisser découvrir le parcours de Jacques Vandroux, un des auteurs indépendant les plus prolifiques.

 

Il a bien voulu répondre à quelques une des mes questions :

 

1.Pour commencer, pourrais-tu te présenter et nous spécifier quel est ton métier ?

 

Bonjour, je suis un homme, j’ai 48 ans, j’écris sous le pseudonyme de Jacques Vandroux. Ma formation est scientifique, même si j’ai toujours aimé l’histoire et la littérature. Je suis ingénieur et je travaille dans le domaine industriel. Un monde très différent de celui du livre, mais très intéressant aussi.

 

2. Depuis quand es-tu auteur indépendant ? Quels sont les difficultés que tu as rencontrées ?

 

Mes difficultés ? Déjà, trouver le temps d’écrire, au milieu d’une vie bien remplie, et mener au bout mes projets d’écriture. Ensuite, une fois les romans publiés, la plus grosse difficulté a été de les corriger. Avec notre naïveté de débutant, nous avions en effet pensé que deux relectures attentives étaient suffisantes. C’est loin d’être le cas ! Autres difficultés, bien vite aplanies grâce à la ténacité de mon épouse : la pèche aux renseignements. Des renseignements de tous ordres : administratifs, fiscaux…

3. Tu mènes à bien tes projets d’autoédition en partenariat avec ton épouse. Comment vous partagez-vous le travail ?

 

Alors là, c’est très simple. J’écris. Elle s’occupe de tout le reste. Nous discutons ensemble des différentes actions qu’elle entreprend. Son plus gros travail : améliorer mes textes. Souligner les incohérences entre des chapitres qui ont pu être écrits à plusieurs semaines, voire mois, d’intervalle, me signaler des maladresses de style, corriger les fautes, faire lire le texte à d’autres lecteurs et intégrer leurs corrections. Je participe de temps à autre en fonction de mon emploi du temps. C’est tout ce travail qui va donner au lecteur le plaisir de lire un texte à l’écriture fluide. Ensuite, libre à lui d’aimer ou non le roman.

4. N’est-ce pas trop difficile de travailler en couple ?

Pas du tout. Nous sommes très complémentaires, et je me repose sur elle en toute confiance. D’ailleurs, dans ses critiques de mes écrits, elle est loin de l’épouse qui admire béatement les œuvres de son mari ! Si elle pense que je fais erreur sur certains points, elle n’hésite pas à me le faire savoir. Et je reprends la plupart de ses suggestions. C’est en plus une belle aventure commune et la découverte d’un nouveau « monde ».

 

5. Combien de livres numériques et de livres papier éditez-vous chaque année ? Est-ce suffisant pour en vivre ?

Il est un peu tôt pour faire des statistiques. Nous avons édité 2 romans et une nouvelle en 2012, et, à ce jour, un roman et un conte pour enfants en 2013. Nous avons d’autres projets en cours, mais pas de date de sortie encore prévue. Plutôt 2014 à priori.

Nous vendons bien nos livres numériques par rapport à un grand nombre d’auteurs. Malgré tout, cela reste très insuffisant pour faire vivre une famille. Je ne connais pas les chiffres, mais les auteurs qui vivent décemment de leurs œuvres ne doivent pas être très nombreux.

6. Une question un peu plus pratique : quel statut avez-vous tous les deux ? A quel organisme êtes-vous rattachés ? (Chambre des métiers, libéral…)

Nous ne cherchions pas à avoir de statut particulier, étant déjà salariés tous les deux. Toutefois, lorsqu’après étude de la question, il s’est avéré que pour être en règle avec l’administration, il fallait avoir un statut, je me suis déclaré en tant qu’auto-entrepreneur, en tant que profession libérale dont l’activité principale exercée est 9003B ‘Autre création artistique’. Grâce à ce statut, nous pouvons payer nos charges sociales !

7. Avez-vous un site Internet ? Si oui, que pouvons-nous y trouver ?

Oui, nous avons un blog : http://www.jacquesvandroux.blogspot.fr

On pourra y trouver aussi bien :

·         Une présentation de l’auteur

·         Des renseignements sur nos différents ouvrages (lien pour lire les premiers chapitres, avis des lecteurs, où se procurer le livre, photographies des lieux de l’action…),

·         Des bilans (classements, nombre de jours dans le top 100…)

·         Un grand nombre de rubriques concernant l’auto-édition. Ce sont d’ailleurs ces rubriques qui ont le plus de succès.

 

8. Parles-nous un peu de tes dernières parutions.

Ma dernière parution d’importance est un roman policier teinté de surnaturel, dont l’action se déroule principalement à Grenoble. Une histoire de tueur qui kidnappe des femmes et leur enlève le cœur. Dans quel but ? Il faudra lire le livre pour le savoir !

http://jacquesvandroux.blogspot.fr/p/mes-livres-liens.html

Sinon, nous avons aussi édité un conte pour enfants.

http://jacquesvandroux.blogspot.fr/p/larbre-chocolat.html

    9.Quels sont vos futurs projets ?

Ah, un scoop ? Je ne suis pas assez avancé pour savoir ce que donneront ces projets, voire s’ils mériteront d’être conduits au bout, il est donc encore un peu trop tôt pour en parler.

Ma femme s’est lancée à son tour et a décidé de mettre noir sur blanc un guide de l’auto-édition basé sur notre propre expérience. L’objectif est d’écrire le livre que nous aurions aimé lire quand nous nous sommes lancés dans cette aventure…

Merci Lina pour cette interview.

 

Merci à toi, Jacques pour tes réponses claires et utiles !

Nous sommes nombreux à espérer faire de l'écriture un vrai métier. Ne désespérons pas ! Nous avons de nombreux outils à notre disposition grâce aux nouvelles technologies. De plus, l'exemple de certains d'entre nous, comme Jacques, nous donne une vision plus large de ce qu'il est possible de faire. L'horizon est vaste, mais non inaccessible. Avec patience et persévérance, nous pouvons atteindre nos objectifs. Alors, auteurs, à vos plumes !

De Lina Carmen plume.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Lina Carmen - dans Autoédition
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